Le 1er voyage de Rex Tillerson en Afrique en tant que secrétaire d'Etat américain s'avérera être son dernier

Le Secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, s'est entretenu jeudi 8 mars 2018 avec le Président de la Commission de l'Union Africaine, Moussa Mahamat, au siège du bloc panafricain dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.
Le Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, s’est entretenu jeudi 8 mars 2018 avec le Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Mahamat, au siège du bloc panafricain dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

Actualité (africapostnews) – Rebondissement ce matin à Washington, le secrétaire d’Etat américain a été limogé juste quelques heures après son retour aux Etats-unis. Le président Donald Trump aurait initialement demandé à Tillerson de se retirer vendredi dernier, après son arrivée au Kenya. Mais Steve Goldstein, le porte-parole du Département d’Etat, affirme que Tillerson «n’a pas parlé au président et ignore la raison de son licenciement». Cependant, NBC News rapporte que Tillerson n’a découvert son licenciement que sur Twitter. Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, a été nommé comme remplaçant.

Un voyage  très mouvementé sur le continent africain

Le 1er mars, le Département d’État avait annoncé que Tillerson devait se rendre dans cinq pays d’Afrique – le Tchad, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya et le Nigéria – du 6 au 13 mars pour discuter du contre-terrorisme, du commerce et de l’investissement.

D’après le Washington Post, dans la nuit de jeudi à vendredi, il s’est réveillé à 2h30 du matin avec la nouvelle que le président Trump avait décidé d’accepter l’invitation de M. Kim à des pourparlers. Il a eu un autre appel téléphonique urgent vendredi soir, sur lequel il n’aura fait aucun commentaire avec la presse. Aurait-il été informé de son licenciement ce jour la?

Tillerson a annulé ses événements programmés au Kenya samedi 10 mars, les officiels disant qu’il ne se sentait pas bien après plusieurs jours de travail sur des problèmes majeurs dans son pays, comme la Corée du Nord.

Dimanche 11 mars, Tillerson a déposé une gerbe au parc commémoratif du 7 août, commémorant l’attentat suicide à la bombe contre l’ambassade des États-Unis qui a fait plus de 200 morts en 1998. Lundi 13 mars, après des réunions officielles au Tchad et au Nigéria, Tillerson a interrompu son voyage d’Afrique un jour plus tôt pour rentrer à Washington.

Les objectifs de ce voyage auront-ils été atteints?

Le but de son voyage était de faire mettre en avant les intérêts des États-Unis sur le continent africain. À la veille de son départ, Tillerson a critiqué le modèle de diplomatie économique de la Chine en Afrique, affirmant qu’il «met en péril les ressources naturelles de l’Afrique et sa stabilité politique sur le long terme». Lorsqu’il a atterri en Éthiopie dans le cadre de sa tournée de cinq pays, a mis en garde les pays africains contre la perte de leur souveraineté et a suggéré qu’ils devraient «examiner attentivement» les termes de leurs accords avec la Chine.

Au milieu du désarroi du voyage, il y avait une lueur d’espoir pour un pays africain: Au Tchad, Tillerson a déclaré que les Etats-Unis envisageaient de lever l’interdiction de voyager sur le pays, compte tenu des améliorations sécuritaires. Mike Pompeo prendra-t-il compte des promesses de Tillerson?

A suivre

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