Afrique : La BAD décide de miser sur l'agriculture comme voie d'accès au développement

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé mercredi 14 juin 2017 un crédit de 100 millions de dollars pour financer les opérations de la chaîne de valeur des matières premières agricoles du Groupe Export Trading (ETG) en Afrique subsaharienne.

En Afrique, l’état de sècheresse ainsi que l’instabilité dans certains pays créent une situation de famine accrue dans certaines régions. Selon les ministres de l’agriculture de l’UEMOA environs 3 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire immédiate. Paradoxalement, selon le président de la BAD Akinwumi Adesina  » L’Afrique dispose de 65 % des terres arables (600 millions d’hectares)pour nourrir 9 milliards de personnes dans le monde d’ici à 2050″ et pourrait donc s’auto suffire au plan alimentaire.

Il est important de noter que le talon d’Achille du secteur agricole africain est principalement son isolement et le manque d’infrastructures logistiques et de transport.

Comme voie de sortie à cette situation et pour développer l’emploi des jeunes et des femmes dans le secteur agricole, la BAD a donc décidé de faire de l’agriculture un atout pour le développement de l’Afrique.

Ainsi, un crédit de 100 millions de dollars a été accordé par l’institution afin financer les opérations de la chaîne de valeur des matières premières agricoles du Groupe Export Trading (ETG).

Le financement pourrait aider en moyenne 600.000 agriculteurs locaux

Le groupe ETG dispose d’un vaste réseau couvrant 30 pays d’Afrique et est l’une des plus importantes chaînes intégrées de gestion et de transformation de produits agricoles.

Elle commercialise également chaque année plus de deux millions de tonnes de produits agricoles et un million de tonnes d’intrants agricoles.

La BAD a déclaré que ce financement aiderait en moyenne 600.000 agriculteurs locaux et les fournisseurs de matières premières agricoles à accroître leurs revenus et à produire des cultures de qualité pour l’exportation.

Par ailleurs, le financement ira en premier dans les projets d’engrais au Kenya et en Zambie, mais aussi des usines de transformation (riz, noix de cajou, maïs, sésame, coton, biscuit) au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Mozambique, au Togo, en Éthiopie, au Bénin, au Zimbabwe, au Nigeria et en Ouganda.

En outre, dans quelques années la société a affirmé que des entrepôts multiproduits seront établis au Burkina Faso, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe, au Niger, au Bénin, au Nigeria et en Éthiopie.

 

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