Afrique du Sud : la castration, une solution contre le viol selon les femmes de l’ANC

Afrique du Sud Société (APN) – La branche féminine de l’ANC propose que la castration soit envisagée pour solutionner le problème de viols dans le pays.

Les chiffres sur les agressions sexuelles sur les femmes et enfants en Afrique du Sud battent des records depuis des années. Entre 1998 et 2000, le pays avait d’ailleurs atteint le plus fort taux de viol par habitant. Malgré des campagnes de sensibilisation et la législation en vigueur, la tendance ne s’inverse pas. En effet, selon les chiffres de la police sud africaine, le nombre de cas de viols rapportés à augmenté. Pour preuve, alors que 38 828 cas étaient recensés en 2016-2017, contre 40 035 en 2017-2018. Face aux manques de solution et à la croissance des crimes, la ligue des femmes de l’ANC (ANCWL), propose une solution : la castration des violeurs.

Castration et droits de l’Homme

La castration chimique est une technique qui vise à diminuer la libido d’une personne via l’administration de substances hormonales. En d’autres termes, il s’agirait donc de d’injecter des médicaments aux violeurs, afin de lutter et éviter toute récidive. Appliquée dans certains pays du monde, elle n’est actuellement utilisée dans aucun pays d’Afrique.

Néanmoins, les femmes du parti au pouvoir appellent le Parlement à étudier cette proposition. « L’Afrique du Sud doit se mettre au niveau de la Russe, la Corée du Sud, l’Australie, l’Allemagne, les Etats Unis, la Grande Bretagne et les autres pays où on administre aux violeurs des médicaments qui réduisent leur libido et limitent leur désirs sexuels incontrôlables et barbares. » Meokgo Matuba, présidente de la branche, reconnait toutefois qu’il pourrait y avoir conflit avec les droits de l’Homme. Et à ce contre-argument, elle apporte une réponse. « Leurs point de vue sera respecté, mais notre conviction est que le viol est une atteinte aux droits des victimes, il perturbe la paix, l’ordre et la sécurité de la société. De ce fait, les droits des auteurs de tels crimes ne devraient pas primer sur ceux des victimes », a-t-elle affirmé.

La sortie de Matuba, intervient après l’indignation des sud-africains suite au viol d’une fillette de 7 ans dans un restaurant.

 

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