Afrique du Sud : "nous sommes des danseuses professionnelles pas des strip-teaseuses", rétorquent les danseuses de Sun City

strip-teaseuses Afrique du Sud
Les danseuses qui ont fait polémique dans une prison sud-africaine © Twitter/DonadieuP

 

News Afrique du Sud – Le week-end dernier des clichés montrant trois femmes qualifiées de strip-teaseuses dans la prison Sun City, faisaient le tour du web. Dès lors, une polémique naissait. Hier, l’une des danseuses affirmait au SowetanLive qu’elle et ses collègues ne sont en fait pas des strip-teaseuses.

La polémique autour de la présence d’éventuelle strip-teaseuse dans une prison de haute sécurité sud-africaine n’en finit plus d’enfler. 13 officiels ont déjà été suspendus suite à cet événement considéré comme une violation du code de conduite pénitentiaire.

Hier, l’une des filles présentes sur les photos qui circulent sur internet a tenu à mettre les choses au clair. « Nous sommes des danseurs de rue professionnels et nous avons été invités [en prison] », a-t-elle déclaré fustigeant l’appellation de strip-teaseuse. En effet, Busi Mahlangu affirme qu’elle et ses collègues, au total de six (6) – trois femmes et trois hommes – ont été invités à réaliser une prestation non rémunérée. Elle soutient également que les photos ont été mal interprétées.

Sur l’une des photos, l’on peut effectivement la voir danser de manière rapprochée avec un détenu. Ce dernier serait en réalité son père. L’homme, interrogé par Sowetan Live confirme qu’il s’agit bien de sa fille et que ce qui est perçu comme un moment pervers n’est rien d’autre qu’une joyeuse danse père-fille.

Le célèbre chorégraphe africain Cassius Tlhotlhalemaje, lui aussi membre du groupe, donne plus de détails sur la fameuse prestation. La performance scénique n’aurait duré que neuf minutes et n’incluait aucun détenu. « Il n’y avait rien de sexuel », déclare-t-il. Sollicités même à l’international, les danseurs affirment que cette histoire nuit à leur réputation.

Un règlement de compte entre officiels

Si Bushi affirme qu’elle ignorait que des photos autres que celles du photographe officiel de l’événement ont été prises, elle assure que cette affaire est purement et simplement un règlement de compte. La cible ? Le directeur de la prison.

Selon le témoignage d’un détenu, les photos ont été divulguées par des membres d’un syndicat.

Le ministre de la Justice, Michael Masutha a ordonné une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. Il communiquera d’ailleurs les avancées de l’enquête à l’occasion d’une déclaration officielle ce vendredi.

 

Laisser un commentaire