Algérie : l’État rachète en France, un lot de 600 archives nationales pour 94.000 euros

Culture Algérie – Un lot de 600 documents historiques vient d’être racheté par l’Algérie à un opérateur de ventes aux enchères français pour un montant de 94.000 euros.

Le combat a été rude, mais il l’a finalement emporté : l’État algérien est le nouveau propriétaire de 600 archives datant de l’époque ottomane. Ce qui est un juste retour des choses puisque ces archives sont des documents précieux pour l’Histoire de l’Algérie. Elles couvrent la période allant du 16e siècle, pendant la régence ottomane, au début de la colonisation française, avec notamment les témoignages originaux de certains généraux français de l’époque.

L’acquisition s’est faite lors d’une vente aux enchères organisée le vendredi 31 mars dernier par la maison Marambat-Malafosse à Toulouse, dans le sud de la France. Le montant de l’enchère victorieuse a été celle de l’Algérie pour la somme de 94.000 euros, soit plus de 11 millions de dinars algériens. Le ministère de la Culture a indiqué la nature des documents obtenus. Pour la plupart, il s’agit de « livres, photographies, manuscrits et cartes géographiques ».
Une mine d’or culturelle et historique convoitée

Dans un communiqué officiel, le ministère de la Culture a ainsi annoncé ce dimanche 2 avril dernier son acquisition réussie. Une délégation algérienne composée du directeur général de la Bibliothèque Nationale, le directeur général de l’Entreprise nationale des arts graphiques (Enag) ainsi qu’un représentant consulaire a été dépêchée sur place le jour de la vente.

Elle a dû affronter la « rude concurrence » de collectionneurs privés étrangers et d’institutions françaises qui n’ont eu de cesse de faire grimper le prix de chaque enchère. Un lot férocement convoité dont l’État algérien se félicite d’avoir fait l’acquisition. En effet, cela témoigne de ses efforts déployés pour récupérer autant d’archives que possible et permettre ainsi aux chercheurs algériens de mener des études et analyses approfondies en se basant sur des documents fiables. Reste maintenant à savoir à quelle échéance ces archives seront disponibles pour consultations par les chercheurs et historiens.

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