Angola : 17 personnes meurent piétinées dans un stade

Dix-sept (17) morts et une soixante de blessés,  tel est le bilan provisoire du drame survenu à Uige (nord du pays) lors d’un match de football comptant pour la première journée du championnat. Une bousculade meurtrière ayant eu lieu en début de match alors que la foule prenait d’assaut une des portes donnant accès au stade du 4 janvier.

Véritable scène macabre en ouverture du championnat de football angolais. Lors du match entre Santa Rita de Cassia et le Recreativo de Libolo, ce vendredi 10 janvier, un mouvement de foule provocant une bousculade meurtrière s’est produite. Bilan, 17 morts et une soixantaine de blessés selon la police. Le président Dos Santos a  tout de suite ordonné une enquête pour élucider les raisons qui ont conduites à cette véritable tragédie.

Une trop grande affluence au stade

Pour l’instant, la  police explique ce drame par un nombre élevé de supporters essayant de pénétrer  une enceinte déjà pleine alors que la capacité d’accueil du stade n’est que de 12 000 places. Selon les propos d’Orlando Bernardo (porte-parole de la police) recueillis par l’AFP, le bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures car plusieurs blessés seraient dans un état grave. On dénombre des enfants parmi les nombreuses victimes.

Dispositif policier pas adapté ?

« Trois points et une fin tragique », tel est le titre du communiqué du Recreativo Libolo réagissant sur son site internet. Corroborant la version donnée par la police, le club a tout de même caractérisé l’incident de « faute grave », ajoutant que c’est une «tragédie sans précédent dans l’histoire du football angolais. Le président du club local de Santa Rita de Cassia a également qualifié l’incident de « faute grave » tout en imputant la pleine responsabilité à la police qui aurait « laissé la population s’approcher du stade alors qu’il était déjà plein ».

Plus surprenant encore, Sergio Traguil, l’entraineur  de Santa Rita, a lui expliqué à un journal portugais que personne à l’intérieur ne s’était aperçu du drame qui se passait aux abords du stade. Le match a donc suivi son cours, se soldant par une victoire du Recreativo Libolo sur la plus petite marge de 1-0. Malheureusement, ce n’est pas le résultat de ce match que l’on retiendra, mais de nouvelles pertes en vies humaines liée aux activités du football.

Enième drame lors d’un match de football.

Ce n’est pas la première fois que des personnes meurent lors de bousculades lors d’une rencontre de football. A chaque fois, le dispositif policier pour gérer l’affluence de supporters a été remis en question.

En 1964, à Lima au Pérou, une bousculade faisait environ 300 morts et 1000 blessés lors d’un match de football opposant le Pérou à l’Argentine. Plus récemment, en 2009 à Abidjan, 19 personnes avaient trouvé la mort dans les mêmes conditions lors d’une rencontre opposant la Côte d’Ivoire au Malawi.
On espère que l’enquête diligentée par les autorités angolaises permettra d’améliorer la gestion de flux de supporters désirant se divertir autour de leur passion au lieu d’y trouver tragiquement la mort.

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