Après le Gabon et le Congo, la Guinée équatoriale supprime les visas pour les ressortissants de la CEMAC

Après le Gabon et le Congo, la Guinée équatoriale supprime les visas pour les ressortissants de la CEMAC

Actualité CEMAC – Après des années d’hésitation, de doute, de rétractation et de réunions interminables, la libre-circulation au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est désormais effective. Après le Gabon et le Congo, c’est la Guinée équatoriale qui vient d’entériner la décision de suppression de visas pour les ressortissants des États membres de la CEMAC. Le Tchad et la République centrafricaine ont d’ores et déjà ouvert leurs frontières. Pour l’instant, seul le Cameroun ne s’est pas encore prononcé sur la question, mais cela ne saurait tarder.

Il aura fallu du temps pour que l’Acte Additionnel N°01/13-CEMAC-070-U-CCE-SE du 25 juin 2013 portant suppression des visas pour tous les ressortissants de la CEMAC entre en vigueur.

Sur la base du principe de réciprocité, seul le Cameroun avait supprimé l’obligation de visas pour les ressortissants du Tchad, de la République centrafricaine et du Congo.

Il ressort de l’accord portant sur la libre circulation de juin 2013, que tous les ressortissants du Cameroun, de la Centrafrique, de la République du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad, sont désormais exemptés de visas lors de leurs déplacements dans la sous-région.

Toutefois, seuls les voyageurs en possession d’un passeport biométrique ordinaire, d’un passeport biométrique de service ou d’un passeport biométrique diplomatique, sont concernés par cette mesure. En effet, ils ne sont plus soumis à l’obligation de visas d’entrée pour tout séjour n’excédant pas trois mois (90 jours).

Le 8 août dernier, le Tchad a été le premier pays de la sous-région à officiellement entériner cette décision. Le 12 octobre, c’est la République centrafricaine qui avait emboîté le pas de son voisin tchadien. Pour la matérialisation de l’accord, des textes nationaux ont été pris au Gabon le 19 octobre et le 23 octobre en République du Congo. Le 24 octobre, la Guinée équatoriale s’est également soumise à cette décision.  À ce jour il ne manque plus que le Cameroun, mais cela ne saurait tarder.

En effet, pendant longtemps, seuls le Gabon et la Guinée équatoriale ont été réfractaires à l’idée d’ouvrir leurs frontières. Importants producteurs de pétrole, les deux pays craignaient que la libre circulation provoque des flux migratoires massifs. 

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