Après la sortie de Bruxelles, Kinshasa rétorque et demande la fermeture de son consulat européen

La RDC ferme la Maison Schengen
Le premier ministre belge Charles Michel (g.) et Joseph Kabila (d.). ©? BELGA

(APN) – Dans un communiqué datant du 24 janvier, la RDC vient à la charge et somme la Belgique de fermer la « Maison Schengen » de Kinshasa, sorte de consulat européen géré par Bruxelles.

Le 10 janvier, le ministère des Affaires étrangères belges postait un communiqué concernant les violences survenues en RDC. Dans ledit communiqué, Bruxelles indique ? une révision fondamentale ? de sa coopération avec Kinshasa jusqu’à ? l’organisation d’élections crédibles ? . De ce fait, la Belgique ne compte pas renouveler le programme bilatéral de coopération avec les autorités congolaises jusqu’après des élections crédibles.

De plus, les mesures prises par Bruxelles ne s’arrêtent pas là. Le même communiqué fait mention de l’arrêt d’une série d’interventions pouvant allant jusqu’à 25 millions de dollars de la nouvelle agence belge de développement, ENABEL. Cette somme sera versée à des organismes de la société civile congolaise œuvrant dans l’humanitaire.

Ces mesures qui sonnent comme des sanctions ont été prises après les violences du 31 décembre. Des violences au cours desquelles de nombreux membres de l’Église catholique ont trouvé la mort pendant des manifestations pacifiques violemment réprimées par la police. Bruxelles a condamné fermement ces violences.

À Kinshasa, la pilule passe mal

Deux semaines après la sortie du ministère belge des Affaires étrangères, c’est au tour de Kinshasa de passer à l’offensive. Dans un communiqué publié ce 24 janvier par le ministère congolais des Affaires étrangères, deux décisions majeures semblent être prises.

La première concerne la dissolution de la « Maison Schengen ». Lorsqu’un ressortissant congolais souhaite se rendre dans un pays membre de l’espace Schengen, c’est dans cette sorte de consulat qu’il se rend afin de faire un visa. La Maison Schengen est une initiative belgo-portugaise géré par la Belgique et opérationnelle depuis avril 2010. Kinshasa ajoute donc que les ambassades touchées par cette mesure pourront reprendre les activités dans un « délai communiqué par voie diplomatique ».

La deuxième mesure vise la cessation des activités d’ENABEL, l’agence belge de développement. Selon le ministre congolais des Affaires étrangères, son déploiement « ne se justifie plus ». Le ministère ajoute ici qu’il s’agirait de « mesures projetées », rien n’est encore acté.

La RDC indique avoir voulu mettre à plat les relations entre elle et la Belgique. Néanmoins, la précédente sortie des autorités belges semblent avoir envoyé un signal fort et empêcherait selon Léonard She Okitundu, toute tentative de pourparlers dans les prochains délais.

Laisser un commentaire