Artemisia, la plante qui pourrait éradiquer le paludisme

La plante artemisia serait capable d'éradiquer le paludisme en Afrique
La plante artemisia, capable de soigner le paludisme. SOURCE: MAISON-ARTEMISIA.ORG

APN – La plante Artemisia originaire de Chine et qui pourrait soigner le paludisme sous forme de phytothérapie va peut-être être utilisé en Afrique pour soigner la maladie.

L’artemisia, aussi connue sous le nom d’armoise, est une plante originaire de Chine. Prise sous forme de tisanes, elle soignerait le paludisme. Cependant, l’Organisation mondiale de la santé déconseille son utilisation.

Le paludisme est une maladie transmise par le moustique « anophèle ». Elle tue 438.000 personnes par an, 92% d’entre elles vivent sur le continent africain et seulement un tiers des malades ont accès au traitement.

Malheureusement, l’infection liée au paludisme a développé une résistance à la chloroquine, principal antipaludique au même titre que la quinine, généralement utilisés dans le traitement contre le paludisme.

L’artemisia apparait comme une réelle alternative mais les médecins de l’OMS craignent que de nouvelles résistances émergent et menacent les traitements pharmacologiques et n’encouragent donc pas son utilisation sur le continent.

Une solution contre le paludisme et plus efficace que les médicaments

Pourtant, une étude menée par le Dr Jérôme Munyangi en RDC confirme l’efficacité de la plante. En effet, il a mené une étude en 2015 sur 1000 patients, et après 28 jours de traitement par des tisanes d’Artemisia, 99,5% des malades ont guéri, contre 79,5% des patients traités avec les antipaludiques classiques. De plus, les patients traités par la plante n’ont expérimenté aucun effet secondaire.

« Le problème de la lutte contre le paludisme est de rompre le cycle de transmission entre l’homme et le moustique Anophèle. Quand le parasite est injecté par l’Anophèle, il mute et migre rapidement vers le foie puis revient dans le sang sous forme de gamétocytes. Nos études prouvent que l’Artemisia annua et afra traversent la barrière hépatique pour détruire la réserve de parasites qui s’y trouvent. Au bout de 7 jours, une personne traitée n’a plus de gamétocytes dans le sang. Même si l’Anophèle vient piquer, il ne pourra plus absorber l’agent causal et transmettre le parasite. » explique Dr Munyangi

« Au Congo, les gens n’ont pas accès aux structures de santé qui se trouvent parfois à 50 ou 60 km. Un malade ne peut parcourir de telles distances et certaines régions sont impossibles à traverser. Les ACT sont efficaces mais ils coûtent cher et, dans un cas sur deux, il s’agit de contrefaçons. Le marché des faux médicaments, fabriqués en Inde et en Chine, est un grave problème dont souffre aujourd’hui l’Afrique ». ajoute-t-il.

L’Artemisia serait donc un remède naturel, efficace et accessible (donc moins cher) pour les populations africaines, notamment les plus reculées.

De plus, une biologiste américaine a prolongé l’étude en mettant en place en 2008 un comprimé de poudre de feuilles sèches de la plante. Cette gélule a été administré à 18 patients en RDC qui étaient atteints du paludisme et dont l’organisme résistait aux premiers traitements. Après cinq jours de traitement à l’Artemisia, tous les patients ont été guéri, y compris un enfant dans le coma.

Face à ces résultats probants, le Dr Munyangi déclare que « l’Artemisia pose un problème de business, mais pas de santé ». Selon lui, l’OMS défendrait probablement les intérêts de l’industrie pharmaceutique.

Le docteur attend actuellement la réponse du ministère de la Santé sur l’éventuelle autorisation officiel de l’utilisation de la plante. Si c’est le cas, la Maison de l’Artemisia – organisation qui promeut les bienfaits de la plante et lutte pour son utilisation massive en Afrique – ouvrira 38 « maisons » dans 19 pays africains.

Sources: La Maison de l’Artemisia; Paris Match

Laisser un commentaire