Bénin : 5 morts au cours d'une réunion de prière à Adjarra

Vicentia Chanvoukini © Lanouvelletribune.info

Dans la nuit de samedi à dimanche, un drame survenait à Adjarra, dans le sud-est du Bénin. C’est au cours d’une réunion de prière que le tragique accident a eu lieu, 5 fidèles de l’Église de Banamè sont décédés par asphyxie après avoir respiré du charbon et de l’encens. Hormis celles qui ont perdu la vie, 9 autres personnes sont dans un état critique.

C’est motivé par l’annonce d’une fin de monde prévue le dimanche 29 janvier, que les fidèles de cette église se seraient réunis dans la nuit de samedi à dimanche pour une réunion de prière. Afin de « préparer la descente du Saint-Esprit », il leur a été demandé de s’enfermer dans leur chambre pour prier. C’est là qu’ils y ont fait brûler de l’encens et du charbon incandescent après avoir condamné toutes les entrées d’air avec des vêtements, a confié un des rescapés à l’agence Reuters.

La Très sainte (et controversée) église de Jésus Christ Mission Banamè 

Ce n’est pas la première fois que la Très sainte église de Jésus Christ Mission Banamè, fait les titres de la presse béninoise et africaine. En effet, on ne compte plus les sorties du leader de cette église, Vicentia Chanvoukini dite « Parfaite » ou « Daagbo », dieu autoproclamé. Affrontements entre les fidèles et les populations, pamphlets à l’encontre de l’ancien président Yayi Boni lorsqu’il était encore en fonction, agression d’autres communautés religieuses, etc.

Un peu plus tôt dans le mois, on ne comptait heureusement aucune victime suite aux affrontements entre les fidèles de Parfaite et les habitants de Djimè. Cette fois-ci l’affaire est très différente, le bilan fait, pour le moment, état de 5 morts et 9 personnes dont le pronostic vital est engagé, parmi lesquelles des enfants.

Si certains nient l’appartenance des victimes à la cellule religieuse, le maire de la ville, Michel Honga, a confirmé qu’il s’agit bien de daagbovis (fidèles de ladite église). Approchés par différents médias, les responsables de cette communauté religieuse se refusent à faire tout commentaires sur l’affaire.

Voilà qui devraient encore faire parler les Béninois qui s’inquiètent qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre de ce que certains considèrent comme rien de plus qu’une secte.

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