Bénin : Nouvelles dispositions relatives au secteur d’énergie électrique et hydraulique

Pascal Irénée Koupaki , porte-parole du gouvernement, Point de presse relatif au conseil des ministres du 1er Mars 2017 / Presse présidentielle béninoise

Actualité Bénin – Le conseil des ministres du mercredi 26 avril 2017 a statué sur plusieurs dossiers notamment ceux relatifs à la Sécurisation des installations de production d’électricité de Maria-Gléta et à l’Approbation de la feuille de route pour la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine au Bénin.

Concernant le secteur de l’énergie électrique, le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et le ministre de la Défense nationale, ont présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la sécurisation des installations de production d’électricité de Maria-Gléta.

Maria-Gléta une centrale thermique mixte (gaz-carburant) dont les travaux de construction ont débuté en 2008 sur le site de Maria-Gléta, à Abomey-Calavi au sud du pays. Les travaux ont été menés par la société américaine Combustion Associates inc. (CAI) pour un coût de 40 milliards de F CFA (61 millions d’euros) entièrement financés par l’État sur fonds propres. Ladite centrale devrait augmenter la puissance installée du pays de 80 MW, sur les 200 MW nécessaires pour satisfaire les besoins béninois. Malheureusement, à cause de plusieurs problèmes, dont la longue durée de construction, mais également le fait qu’elle soit bien en dessous de la capacité attendue, Maria-Gléta devint non viable. Il a fallu l’avènement du nouveau régime présidentiel pour que le projet de soit reconduit.

Ainsi, selon de gouvernement, compte tenu du caractère très sensible des installations de la centrale et des investissements réalisés et ceux à venir, le site de production d’électricité de Maria-Gléta mérite d’être sécurisé en permanence.

Par conséquent, le Conseil des ministres a décidé de prendre les mesures appropriées pour sécuriser le site. Le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, le ministre de la Défense nationale, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale ont donc été instruits de prendre les dispositions nécessaires pour sensibiliser et impliquer les populations riveraines dans la mise en œuvre des  mesures ainsi prises.

Le ministre de l’Économie et des Finances mettra à la disposition du ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, les ressources financières nécessaires pour assurer la sécurisation desdites installations.

2.700.000 Béninois pourraient bénéficier de l’approvisionnement en eau potable

Le secteur hydraulique n’est pas resté en marge. Le ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l’approbation de la feuille de route pour la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine au Bénin.

Le sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu urbain au Bénin est caractérisé par certaines difficultés qui influencent négativement l’objectif d’un accès universel à l’eau potable en 2021. On peut citer notamment :

— les difficultés à répondre aux attentes des populations ;

— la capacité limitée d’absorption des crédits par la SONEB (Société Nationale des Eaux du Bénin)

— le faible taux de recouvrement sur l’administration publique ;

— le taux limité de la desserte en eau potable ;

— les difficultés techniques pour alimenter en eau les zones de socle cristallin ;

— l’insuffisance d’investissement dans le sous-secteur ;

— la faible capacité d’autofinancement des investissements par la SONEB.

Le Gouvernement, à travers son Programme d’action, a décidé de faire résolument face à ces difficultés en vue de résoudre la problématique de l’accès à l’eau potable à l’horizon 2021.

De façon spécifique, il est prévu de desservir, pour le milieu urbain et périurbain, environ 2.700.000 personnes supplémentaires à travers la réalisation de plusieurs projets de renforcement, d’extension, de densification, de réhabilitation des infrastructures et systèmes d’alimentation en eau potable. Il en va de même pour la mise en service de plus de 280.000 branchements particuliers, la production additionnelle de 164.250 m³  d’eau potable par jour et l’augmentation des capacités de stockage de 20.000 m³ .

En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a chargé le Comité technique mis en place à cet effet de mettre en œuvre la feuille de route de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine, en concertation avec le Conseil d’Administration, la Direction générale, les partenaires sociaux, la société civile et les partenaires techniques et financiers du sous-secteur de l’eau.

Le ministre d’État Secrétaire général de la Présidence, le ministre d’État chargé du Plan et du Développement, le ministre de l’Économie et des Finances et le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines ont été instruits de prendre les dispositions nécessaires pour faciliter les missions du Comité technique, ainsi que la poursuite et la finalisation des travaux de mise en place d’une Autorité de Régulation et de scission de la SONEB en deux entités, à savoir une société de patrimoine et une société d’exploitation.

 

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