Bénin : Cotonou ville plus propre !

Une réforme qui a mis du temps

Cotonou comme beaucoup de villes africaines est caractérisée par une occupation anarchique des trottoirs par des baraques et des échoppes en tout genre, ce qui pousse les piétons à marcher sur la voie publique. De plus ces baraques  sont parfois construites sur les canaux permettant l’évacuation de l’eau. Ce qui conduit à de fortes inondations en période de pluie.
Face à cette situation après l’arrêté préfectoral N° 0214/DEP-LIT/SG/SCAD/SA du 07 Juillet 2016, le  gouvernement de la république du Bénin à travers le ministère du cadre de vie sous la supervision du préfet Modeste Toboula à décidé de faire évacuer les zones du domaine publique occupées illégalement.
Ainsi depuis quelques semaines on remarque un changement de tenue de la ville de Cotonou.

Des artères dégagées

Dans un premier temps des agents de la préfecture sont passés marquer les édifices qui se trouvaient sur le domaine public. Ensuite de nombreuses campagnes radiotélévisées et via les panneaux d’affichage urbains ont été initiées pour inciter les occupants du domaine public à libérer ces espaces avant que la phase répressive ne soit lancée.
Beaucoup d’occupants illégaux  comprenant la justesse de la réforme se sont exécutés, toutefois d’autres plus têtus ont attendu que soit initiée la phase répressive.

Le litre d’essence passe de 250Fcfa  à 400Fcfa

Ainsi depuis le 3 janvier la préfecture de Cotonou en collaboration avec le génie militaire procède aux casses afin de dégager les occupants illégaux du domaine public.
Les accotements des voies de la ville de Cotonou sont donc depuis peu encombrés de gravats. Faisant d’une pierre deux coups la préfecture a également profité pour chasser les vendeurs d’essence frelatée du bord des voies. Ceci s’est immédiatement répercuté sur le prix du litre d’essence qui est passé de 250fcfa à 400fcfa.

Voies dégagées oui, mais qu’adviendra-t-il ensuite?

La préoccupation actuelle est donc de savoir quel sera le sort réservé aux commerçants dont les étalages ont été détruits? Aussi quel est le plan d’aménagement prévu par le gouvernement après cette mesure d’assainissement?
Finalement Ceux qui payaient des taxes à la mairie pour occuper ces espaces ont ils des moyens de recours pour se faire rembourser?
Cotonou ne fut pas la seule ville du pays concernée par l’opération. D’autres villes comme Parakou, Abomey, Porto Novo pour ne citer que celles la subissent également leur plan d’assainissement.
 

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