Bénin : le patrimoine hôtelier et la Banque Internationale du Bénin, dans le giron de l'État

Pascal Koupaki, ministre d’État et secrétaire général à la Présidence de la République du Bénin.

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 15 février, sous la présidence de M. Talon, président de la République. S’en est suivi l’habituel point de presse par le ministre Pascal Koupaki, secrétaire général à la Présidence de la République. 

À l’ordre du jour, plusieurs points ont été étudiés dont le projet de décret modifiant le décret N°2014-213 du 19 mars 2014 portant prise de contrôle temporaire de la Banque Internationale du Bénin (B.I.BE) par l’État béninois et la reprise en main du patrimoine hôtelier de l’état.

Banque Internationale du Bénin, l’État reprend temporairement le contrôle

La dégradation de la situation de la Banque Internationale du Bénin avait poussé la commission bancaire de l’UEMOA à retirer l’agrément bancaire et à procéder à la liquidation de l’institution.
Toutefois, le gouvernement d’alors s’y était opposé par un recours qui avait permis de surseoir à la décision.
Ainsi, grâce au décret N°2014-213 du 19 mars 2014, l’État a repris temporairement le contrôle de la B.I.BE. Toutefois, cela a entraîné l’isolement des actionnaires et a impacté négativement la recapitalisation de la Banque.
Face à ce constat, le gouvernement béninois a décidé de procéder à une modification du décret pour « favoriser la mise en oeuvre de la procédure de recapitalisation avec l’implication effective des actionnaires ».

Situation du patrimoine hôtelier de l’État.

Quant au patrimoine hôtelier de l’État composé entre autres de l’Hôtel de la Plage, de l’Hôtel Croix du Sud, du Bénin Marina Hôtel, du Motel d’Abomey, de l’Hôtel Alédjo, ou encore de l’Hôtel Tata Somba, celui-ci avait été cédé auparavant a des opérateurs privés dans le but de les moderniser ou de les agrandir. Le gouvernement avait cependant mis en place des commissions chargées de superviser lesdits opérateurs. Ainsi, le rapport fourni par ces commissions avait révélé un non-respect du cahier de charges, ce qui a ruiné l’économie du contrat et a conduit à la mauvaise gestion du sort des salariés.

Au vu de ce constat, le gouvernement béninois a donc pris les décisions suivantes :

– Le Conseil a instruit le ministre de l’Économie et des Finances à l’effet de nommer un administrateur provisoire ayant à charge la gestion des quatre réceptifs hôteliers concernés.

– Le ministre de l’Économie et des Finances a été, en outre, instruit à l’effet de faire procéder à la réintégration de tout le patrimoine foncier objet de conventions résolues par voie de mutation au profit de l’État.

– Enfin, le Conseil a instruit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, à l’effet d’engager les procédures appropriées en vue de la réparation des préjudices et dommages subis par l’État.

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