Burkina : Attaques simultanées de deux commissariats dans le nord du pays

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Dans la nuit lundi à mardi, deux commissariats ont fait l’objet d’attaques simultanées dans la province du Soum, dans le nord du pays. Les commissariats de Baraboulé et Togomaël ont été pris pour cible. Si aucune perte humaine n’est à déplorer, des dégâts matériels sont à constater.

En marge du FESPACO, Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, qui se déroule actuellement dans la capitale, c’est un autre genre de film qui s’est tourné dans la province de Soum. Selon une source anonyme citée par le journal Le Monde, une dizaine d’assaillants à moto s’en sont pris aux commissariats. Les deux assauts ont été donnés au même moment, aux alentours de 23h, avec des tirs plus nourris du côté de Baraboulé, d’après le haut-commissaire de la région.

Mohamed Dah, haut-commissaire du Soum, s’est exprimé sur la situation et ne fait état d’aucun mort. Cependant, on compte un blessé léger. En revanche, les assaillants à Togomayel ont brûlé 16 motos et incendié le commissariat. En plus, ils sont aussi repartis avec deux motos volées sur place.

À Baraboulé, toujours selon ses dires, deux motos ont également été emportées. Deux autres ont été brûlées et le commissariat est criblé de balles. La préfecture d’une ville voisine a été saccagée et deux ordinateurs y ont été volés.

Ansarul Islam revendique

Ces attaques ont déjà été revendiquées par Ansarul Islam. En effet, le nom du groupe a été retrouvé inscrit sur une pancarte en langue arabe à Togomayel. Un nom qui n’est pas inconnu des autorités burkinabées, car il s’agit du même groupe qui avait causé la mort de 12 soldats en décembre 2016, lors d’une attaque similaire.

Apparu fin 2016, Ansarul Islam est un groupe islamique dirigé par Ibrahim Dicko. Le groupe djihadiste sévit notamment entre le Mali et le Burkina. L’attaque du 16 décembre avait traumatisé les populations et plongé le pays dans une grande terreur.

En définitive, les autorités vont devoir redoubler de vigilance. Elles craignent que ces attaques soient une diversion. Et n’excluent pas de possibles nouvelles attaques dans des points plus importants, dans les prochains jours. Avec l’organisation du Fespaco, à moins de 210 km du lieu de l’attaque, il est nécessaire d’assurer la sécurité des habitants, mais aussi des visiteurs venus célébrer le cinéma africain.

 

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