Burkina Faso : Des islamistes radicaux font irruption dans des écoles et créent la psychose.


Ecole du Burkina FasoLa semaine dernière au nord-ouest du Burkina Faso, dans certains villages de la région de Djibo, des hommes armés ont fait irruption dans des écoles. Ils sont rentrés dans des salles de classe et ont demandé aux professeurs de suspendre l’enseignement classique au profit de l’enseignement du «?Coran et de l’Islam?».

Interruption des cours par des hommes armés

D’après plusieurs témoins sur place, ces individus arrivaient à moto dans des écoles avant de passer par groupe de deux à quatre personnes dans différentes salles de classe. Armés et affirmant ne rien avoir contre les professeurs, mais plutôt leur enseignement, ils ont exigé à ce qu’ils se consacrent essentiellement au cours du «?Coran et de l’Islam?» sous peine de représailles.

Les hommes en armes se sont ensuite dirigés plus au Nord vers la frontière avec le Mali. Ils parlaient français, arabe et certains dialectes du Mali et du Burkina Faso.

Les villageois effrayés ont pris la fuite

Suite à cela, pris de peur, les enseignants, personnels de santé et certains agents des services publics ont déserté les lieux pour se réfugier dans des villages environnants. La psychose a aussi gagné les déplacés. Interrogé  par RFI, Jean-Martin Coulibaly, ministre de l’Éducation nationale a rappelé que «?les gens se sentent menacés, les populations ne coopèrent pas suffisamment avec les forces de l’ordre parce qu’ils craignent des représailles.?»

Après s’être rendu sur place, le ministre de l’Éducation nationale a rappelé l’importance de rétablir un climat de confiance. Ainsi, des mesures de renforcement de sécurité ont été prises. Les forces de l’ordre ont renforcé leur position sur place. Le ministre a par ailleurs rencontré les parents d’élèves, les enseignants pour leur apporter son soutien et les populations affectées pourront bénéficier d’un suivi psychologique.

Cet incident, qui fait suite à l’attaque terroriste de Nassoumbou en décembre dernier où une quarantaine d’assaillants venus du Mali s’en sont pris aux forces armées, est de nature à faire croître les craintes des populations burkinabés quant à l’installation au sein de son territoire d’un groupe djihadiste.

 

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