Burundi : une « campagne d’épuration ethnique » au sein de l’armée fait rage contre les tustis; la FIDH appelle à l'aide

burundi
Photo : Malinet

News Burundi – Les autorités burundaises ont accéléré leur campagne d’épuration ethnique au sein de l’armée cette année. Les soldats de l’ancienne armée burundaise, majoritairement tutsis, seraient victimes d’arrestations arbitraires, de tortures mais aussi d’assassinats.

Face à cela, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) appelle à une intervention urgente de la communauté internationale.

Selon la FIDH, cela a pour conséquence de compromettre l’équilibre ethnique de l’accord d’Arusha (qui avait permis la fin de la guerre civile, ndlr) mais aussi d’attiser les «tensions politico-ethniques au sein de l’armée» pouvant déclencher une nouvelle guerre civile.

Dans son rapport, la FIDH demande le déploiement d’une force onusienne et la création d’une force de l’Union Africaine. Ces dernières auraient pour mission de protéger les civils et de sanctionner les responsables du gouvernement burundais (gels des avoirs et interdictions de voyages, entre autres).

Rappelons que le Burundi traverse actuellement une crise violente depuis le début du troisième mandat de Pierre Nkurunziza (d’origine hutu,ndlr).

De violentes manifestations ont suivi cette élection mais ont toujours été réprimées de manière violente. La FIDH estime que depuis lors, 1.200 personnes ont été tuées, 400 à 900 ont disparus, 10.000 seraient détenues pour des motifs politiques et environ 400.000 seraient en exil.

Enfin, le dernier projet de modification de la Constitution visant à supprimer la limite des mandats présidentiels alarme l’ONG qui estime que cela «aurait pour conséquence probable l’établissement d’un régime autocratique voire d’une dictature durable au Burundi».

Laisser un commentaire