Burundi : le gouvernement exige officiellement aux concubins de se marier 2018

Le Burundi a officiellement interdit le concubinage pour 2018. Le sujet abordé en mai 2017 par le gouvernement qui menaçait de sanctionner toutes les personnes qui refusaient de se marier avant décembre 2018 a été validé.

Malgré les réactions négatives de certaines ONG qui qualifient l’acte du gouvernement de « violation des droits de l’Homme », le gouvernement compte faire appliquer cette nouvelle loi pour 2018. Cette initiative serait motivée pour protéger veuve, orphelins après le décès de leur conjoint et père, mais aussi pour réduire le taux de concubinage qui serait en hausse au Burundi.

Le président Pierre Nkurunziza espère que d’ici la fin de l’année 2018, tous les Burundais seront officiellement mariés, même si certains pensent que cela coûte cher. En effet, comme dans plusieurs pays africains, le prix de la dot frôle souvent des sommes exorbitantes expliquant la réticence de certains hommes.

Concubinage officiellement banni du Burundi 

Au Burundi, la nouvelle règle qui avait été évoquée en mai dernier est entrée en vigueur officiellement. En effet suite à la recommandation du président Pierre Nkurunziza les concubins et les hommes mariés vivants avec des concubines devaient régulariser leur situation.

Afin de mettre en application cette règle, il avait donné à tous les jeunes vivants en union libre un délai pour régulariser leur situation. Avant le 31 décembre dernier, ces couples devaient impérativement se marier et les hommes vivants en concubinages avec d’autres femmes devaient repartir auprès de leurs épouses légitimes.

Cette initiative motivée par le chef de l’État vise non seulement à réduire le taux de concubinage dans la société burundaise, mais également de régler les questions liées à l’héritage. Au Burundi, les familles n’hésitent pas à chasser veuves et orphelins pendant les décès. Par la suite, elles accaparent les biens du défunt s’il n’était marié.

Le gouvernement se sentant impuissant face à des cas de femmes et enfants non protégés par la loi, il a décidé de la mettre en application. Au Burundi, en 2018 on ne trouvera plus des personnes vivantes en concubinage selon le souhait du gouvernement.

Une initiative datant de mai dernier sera appliquée par les Burundais

C’est lors d’un discours en mai dernier que le président a introduit le sujet. Il avait demandé à ce que tous les couples qui vivent en union libre se marient. À cette recommandation il a ajouté que tous les hommes mariés ayant une relation avec une concubine et pas leur épouse légitime les quittent immédiatement.

Le gouvernement n’a pas tardé à mettre en place une campagne de moralisation pour inciter les habitants à prendre en compte cette décision. Le gouvernement était encore au stade de menace. Il promettait néanmoins des mesures de rétorsion pour tous ceux qui ne régulariseraient pas leur situation en décembre 2017.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique avait déclaré auprès de l’Agence Française de Presse qu’« il y a des mariages illégaux qui se font, des centaines de filles dans les écoles se font engrosser, il y a des deuxièmes, troisièmes femmes qui ne sont pas reconnues par la Loi ».

 Cette décision n’a pas fait que des heureux, car certains estiment trop cher la dot auprès des parents ce qui expliquerait le fait qu’ils vivent en concubinage en attendant d’avoir assez moi se marier. Des ONG ont dénoncé cette décision qu’ils qualifient de « violation des droits de l’homme ». Le Gouvernement compte faire appliquer cette nouvelle loi en 2018 et la faire respecter.

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