Cameroun : des écoles secondaires privées laïques fermées pour non-conformités

Education Cameroun – Le ministre de l’Enseignement secondaire a décidé de la fermeture de plusieurs établissements scolaires jugés non conformes à la réglementation. En effet, au Cameroun des  établissements privés laïcs se construisent en masse sans l’aval du gouvernement, ne respectant pas les normes légales et sécuritaires. Cette décision prise sera effective dès la rentrée académique de l’année 2017-2018.

La région du littoral semble être la plus touchée par cette décision, car on y trouve des dizaines d’établissements privés laïcs non conformes et parfois insalubres.

Fermeture de plusieurs établissements prévus pour la prochaine rentrée académique

Un arrêté a été signé par le ministre des Enseignements secondaires. Applicable pour l’année scolaire 2017-2018, cet arrêté vise à la fermeture de plus de 80 établissements scolaires secondaires privés  jugés clandestins par le ministère. Selon l’arrêté, la fermeture de ces locaux est due entre autres à leur non-conformité, « absence d’arrêté  de création, d’ouverture d’établissement scolaire, cohabitation avec une école primaire, manque de titre de propriété, local d’habitation transformé en salle de classe, locaux à proximité de la voie ferrée, superficie insuffisante, infrastructures en très mauvais état ». Au Cameroun, il est possible de retrouver ce type d’établissement dans la région du littoral. Quelques années avant, certains établissements avaient déjà fait l’objet d’une fermeture obligatoire, mais ont esquivé la décision.

Dans cette région, pour l’année scolaire 2017-2018 plus de 30 établissements privés laïcs n’ouvriront plus leur porte au public sauf s’ils se mettent en conformité avec la réglementation en vigueur.  C’est une des régions qui abrite le plus d’établissements scolaires clandestins, ils sont 28 au total. Selon Jean Marie Étienne Jouendou, le chef de la brigade nationale de contrôle des établissements privés des enseignements secondaires, « sur les 10 régions du Cameroun, seule Tros, celles du Nord, de l’extrême Nord et du Sud n’enregistrent pas d’établissements scolaires clandestins pour le compte de la rentrée de septembre prochain ».

Le ministre met fin aux constructions d’établissements non conformes

Dans la capitale politique, plus de 10 structures scolaires sont concernées par cette fermeture. Les établissements construits en planches sans portes ni fenêtres sont également concernés. La plupart de ces établissements sont des sites délabrés donnant accès aux jeunes délinquants du quartier qui viennent jouer et consommer de l’alcool plutôt que venir s’instruire. Le collège père Mathieu en est un exemple, il n’a jamais eu son titre de propriété de parcelle. Pour le ministre de l’Enseignement secondaire, ces sites sont dangereux et non règlementaires.

Une loi de 2004 et un décret de 2008 ont fixé les obligations légales et règlementaires pour la création des établissements scolaires, le fonctionnement et l’organisation de l’enseignement privé au Cameroun. Jean Pierre Mvodo Edjengue, responsable administratif et financier au Secrétariat national à l’éducation privé laïc explique qu’« il y a des promoteurs clandestins qui n’ont jamais fait part à l’État de leur intention de créer un établissement scolaire et transforment des maisons en structures scolaires ».

 

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