Cameroun : Le gouvernement déploie plus de troupes pour combattre les séparatistes

Des soldats/ troupes du Bataillon d'intervention rapide, le 17 novembre à Bamenda, au Cameroun anglophone.
Des soldats du Bataillon d’intervention rapide, le 17 novembre à Bamenda, au Cameroun anglophone.
© STRINGER / AFP

Cameroun Actualités (Africapostnews) – Le Gouvernement camerounais a déployé plus de troupes dans ses régions anglophones après une nouvelle vague d’attaques contre des bâtiments publics et l’enlèvement de responsables militaires et gouvernementaux par des séparatistes armés présumés.

Le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, a déclaré que les troupes seront être très professionnelles dans l’exercice de leurs fonctions. Bien que beaucoup de soldats aient été tués, l’armée reste déterminée à combattre et à vaincre les séparatistes armés qui sont déterminés à détruire le Cameroun, déclare ce dernier. Les troupes sont déployées pour «  assurer la sécurité, l’ordre public et le respect des institutions d’état ».

Des milliers de troupes en direction des zones anglophones ?

Assomo n’a pas donné le nombre total de troupes dans les régions anglophones. Cependant selon les médias locaux il en aurait des milliers.

Le gouvernement camerounais affirme qu’au moins 30 soldats ont été tués depuis le début des attaques armées en novembre. Plusieurs fonctionnaires et soldats ont été enlevés et on ne sait pas où ils se trouvent. Le chef traditionnel Nangea Mbile, de la ville de Mundemba, dans le sud-ouest du pays, affirme que la population attend l’arrivée des troupes.

En novembre dernier, le président camerounais Paul Biya a déclaré la guerre aux séparatistes. Les troubles ont commencé lorsque les enseignants et les avocats anglophones des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, frustrés de devoir travailler en français, sont descendus dans la rue pour réclamer des réformes et une plus grande autonomie.

Les séparatistes ont annoncé sur les réseaux sociaux qu’ils continuent à se battre jusqu’à ce que leurs dirigeants soient libérés et qu’ils obtiennent leur indépendance.

Dans un discours du 10 février, Biya a déclaré que le calme était revenu dans les régions anglophones.

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