Cameroun : la visite éclair du président de la CAF à Paul Biya qui passe mal à quelques jours de la présidentielle

Ahmad Ahmad, président de la Confédération Africaine de Football (CAF) / Jeune Afrique

Yaoundé (Africapostnews) – A 5 jours de l’élection présidentielle au Cameroun qui oppose Paul Biya à une dizaine de candidats, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, a effectué une visite éclair au Cameroun à l’issue de laquelle il s’est fondu d’une étonnante déclaration sonnant pour beaucoup comme un soutien déguisé au président sortant.

« La CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun et n’a pas de plan B … C’est le Cameroun qui accueille cette compétition et c’est le Cameroun qui pourra nous dire demain « On est prêts », « Ah non, donnez-nous le temps, on n’est pas prêts ». Ça dépend du Cameroun ». Cette déclaration de Ahmad Ahmad a suffi à susciter le courroux de l’opposition camerounaise qui voit dans cette sortie du président de la CAF une façon de s’immiscer dans l’élection présidentielle au Cameroun et une forme de soutien à Paul Biya qui peine à défendre son bilan à la tête du pays.

La sortie d’Ahmad suite à ce que certains présentent déjà comme une « convocation » reçue de Paul Biya est controversée car elle vient contredire les propos qu’il alarmiste quant à la capacité du Cameroun d’organiser la CAN 2019 tenus le 27 septembre par Ahmad lui-même. Il indiquait alors que la CAF avait constaté un « retard important dans la réalisation des infrastructures » et que la décision finale serait rendue fin novembre (pour éviter d’influencer l’élection présidentielle) à la suite de nouvelles visites d’inspection des différents sites. Les opposants à Paul Biya n’avaient pas manqué de s’appuyer sur ces déclarations pour souligner l’incapacité du Président sortant à tenir ses engagements internationaux.

Selon un habitué du siège de la CAF, pour éviter que le Cameroun ne perde face, la confédération devrait probablement attribuer l’organisation de l’édition 2019 de la CAN à une autre pays et attribuer l’édition suivant au Cameroun. Un scenario qui créerait un autre problème, les deux éditions suivantes étant déjà attribuées à la Côte d’Ivoire (2021) et à la Guinée (2023).

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