Cameroun : le pays d'Afrique centrale où il fait bon d'investir

Une vue de la ville de Yaoundé (Cameroun)
Une vue de la ville de Yaoundé (Cameroun) – Crédit photo : ifa-fiv.org

Actualité Cameroun – Depuis le début de l’année, le gouvernement camerounais travaille intensément à l’amélioration de l’environnement des affaires dans le but d’attirer les investisseurs étrangers.

Le Cameroun est un pays riche en matières premières et en main d’œuvre; il a beaucoup à offrir et possède un important potentiel de développement à exploiter. Cependant, comme de nombreux pays africains, il peine à développer certains secteurs et essaye donc d’attirer des acteurs économiques étrangers.

Malgré le contexte de crise internationale, l’économie camerounaise arrive à maintenir une certaine stabilité. C’est d’ailleurs l’un des arguments énoncés par le président Paul Biya le 22 mars lors de sa visite en Italie. Ce dernier a affirmé que son pays «a essayé, malgré la crise économique, de conduire une économie qui est résiliente et qui tient 5% de taux de croissance, une inflation autour de 2% et une dette qui est tout de même assez contrôlée, puisqu’elle est autour de 28% du PIB». Il a également précisé que selon la loi du 18 avril 2013, «les investisseurs peuvent rapatrier les bénéfices [de leurs investissements] sans entrave».

De plus, il est bon de rappeler que dans la zone d’Afrique centrale, le Cameroun bénéficie d’une certaine stabilité politique et économique précieuse.

Enfin, grâce à sa position au sein de la sous-région, le Cameroun peut permettre aux investisseurs étrangers d’atteindre les différents marchés de la CEEAC dont il est membre, mais aussi le Nigéria frontalier. Cette position stratégique permettrait donc à un investisseur de se rapprocher d’une cible d’environ 260 millions de consommateurs potentiels.

L’accompagnement des investisseurs étrangers

En plus de créer un climat favorable et attrayant pour les investisseurs étrangers, l’État camerounais tente de prendre des mesures qui faciliteront la bonne conduite des démarches administratives et la pérennité des affaires.

C’est dans cette optique que le Cameroun a lancé depuis 2006 l’opération «Épervier», opération de lutte contre la corruption. Celle-ci s’est montrée efficace à plusieurs reprises notamment dans le cas de Marafa Hamidou Yaya et Jean-Marie Atangana Mebara, anciens secrétaires généraux de la présidence, mais aussi plus récemment dans le cadre du mandat d’arrêt lancé contre Essimi Menye, ancien ministre des Finances et de l’Agriculture qui aurait été complice de détournements de fonds publics entre 2008 et 2012.

Par ailleurs, certaines entreprises proposent également de rendre l’expérience plus facile pour les investisseurs étrangers. C’est le cas du Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures (CCERE) créé en 2009 et qui a pour but d’accompagner les éventuels investisseurs dans leurs démarches administratives avant l’arrivée (visa, installation) mais aussi une fois installés sur le sol camerounais. L’entreprise propose une assistance quant aux rencontres à programmer, aux événements à organiser et aux différentes formalités à effectuer.

Ces différentes mesures et initiatives permettent de créer un climat propice aux affaires et d’assurer une certaine sécurité des investissements étrangers au Cameroun.

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