Cameroun – Présidentielles 2018 : les dix sept recours déposés seront étudiés demain

Politique Cameroun – Alors même que le Conseil Constitutionnel n’a pas encore révélé les résultats du vote du 7 octobre, l’institution a déjà été saisi par plusieurs candidats pour réclamer l’annulation du scrutin. Les différents recours seront étudiés ce mardi 16 octobre.

Selon la Constitution camerounaise, le Conseil Constitutionnel dispose de 15 jours maximum pour rendre les résultats d’une élection présidentielle. Dès lors, il a normalement jusqu’au 22 octobre pour révéler le nom du nouveau président de la République suite au scrutin du 7 octobre dernier. Pourtant, alors qu’il est dans ses délais, les recours se sont déjà entassés sur sa table. Selon un communiqué de l’organe en charge de l’étude des recours, l’audience se tiendra ce mardi.

En effet, plusieurs candidats ont exprimés leurs craintes sur d’éventuels soupçons de fraude. Pas moins de dix-sept recours ont été déposés auprès du Conseil Constitutionnel. En cause, des « irrégularités » lors du scrutin dans certaines régions. Le MRC de Maurice Kamto par exemple, demande l’annulation des votes notamment dans les régions anglophones. Selon lui, des fraudes auraient été observées dans six des dix régions du pays. De son côté, Joshua Osih, candidat du SDF, doute de la sincérité du scrutin. Dès lors, il demande purement et simplement l’annulation totale des votes. Les quinze autres recours visent les résultats du président-candidat Paul Biya. Les plaignants demandent effectivement l’invalidation des résultats du candidat du RDPC dans tout le pays et à l’étranger.

Des recours perdus d’avance ?

Alors que l’audience devrait s’ouvrir demain, Elecam s’est déjà exprimé sur le sort de ces demandes. Selon le directeur de l’organe chargé d’organiser l’élection « L’élection s’est passé de manière régulière ». Pour Erik Essoussé, il ne faut donc s’attendre à rien. « parce que, quand vous demandez l’annulation il faut encore que vous ayez des preuves de ce que vous demandez. Le taux d’abstention n’est pas une disposition légale. La loi ne dit pas que quand le taux est faible le tort revient à tel ou tel. Ni au camp qui organise, ni au pouvoir public, ni même aux partis politiques eux-mêmes », a-t-il déclaré.

Il ne fait donc nul doute à ses yeux qu’Elecam (Elections Cameroun) a joué pleinement son rôle pour prévenir toute fraude et irrégularité. Le verdict est attendu au plus tard le 20 octobre.

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