CAN 2017 : le capitaine Serey Dié met les choses au clair

Serey DieFaisons un bref retour sur le début de la CAN, avant la sortie des équipes de Côte d’Ivoire et du Togo. En effet, la rencontre comptant pour la première journée de la poule C, qui opposait ces deux pays, annoncée comme une des plus belles affiches du tournoi, a presque tenu ses promesses. Entre jeu dur, tension permanente entre joueurs, chaleur tropicale, ambiance tcha — tcha, nous sommes au cœur de l’Afrique. C’est à la reprise de la deuxième mi-temps que nous avons remarqué les deux capitaines Emmanuel Adebayor et Serey Dié dans un échange de paroles discret, mais pourtant tendu. Certains ont cru entendre des insultes entre les deux capitaines. D’autres ont carrément déduit qu’ils se sont promis l’enfer sur le terrain et qu’ils pouvaient se porter mains avant la fin de cette rencontre. Mais il n’en fut rien.

Serey Dié s’explique enfin

Une semaine après cette légère altercation, le capitaine des éléphants est revenu sur le fait pour tirer enfin au clair ce qui semblait être une profération d’injures :

«?Avec Emmanuel, il n’y a pas de problème. Il a l’habitude de me taquiner pour me déstabiliser. Même en ligue Europa, quand il jouait à Tottenham, c’était la même chose (Rire). Je vous assure qu’il n’y a rien de méchant. C’est un grand frère et je le respecte beaucoup. Mais sur le terrain, je ne me laisse pas intimider?» a — t — il précisé aux journalistes de BeIn Sport.

Le foot : une bataille mentale

Les habitués du sport-Roi et surtout les pratiquants savent que le foot ne se joue pas que par les pieds. Tout se joue d’abord au niveau mental. Il faut être mentalement fort pour jouer et gagner un match de haut niveau. Chez un footballeur normal, qui joue de surcroît pour sa patrie, tout est en mouvement : le corps, l’intelligence, l’esprit et surtout le mental.

C’est par le mental que certains joueurs ont su s’imposer dans leurs équipes et face à leurs adversaires, n’étant pourtant pas les plus talentueux. D’ailleurs même les plus talentueux ont compris qu’il fallait en plus être bien assis sur son mental pour être indéboulonnables. On se souvient des joueurs tels que : Roger Milla, Taribo West, Lilian Thuram, George Weah, Kalusha Bwalya… Tous avaient cette caractéristique indispensable aux grandes compétitions. Parce que dans un match de foot, comme dans une rivalité, on se taquine, on provoque, on insulte et parfois on se tape dessus pour affaiblir l’autre, pour prendre le dessus.

Mais comme esprit sportif oblige, tout ça finit la plupart du temps par un sourire, des excuses et même échanges de maillots. Là est toute la différence avec les «?rivales?» qui elles, préfèrent se déchirer les maillots.

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