CAN 2017 – Mali : Alain Giresse n’est plus le bienvenu au Mali

Alain Giresse, sélectionneur de l’équipe du Mali © maliweb

La Coupe d’Afrique des nations 2017 s’est achevée ce 5 février par la victoire des Lions Indomptables du Cameroun face aux Pharaons de l’Égypte. À l’heure où chacune des équipes participantes dresse le bilan de ce qui a pu lui manquer, le Mali n’a pas encore digéré. Alain Giresse, actuel sélectionneur, éprouve quelques difficultés pour revenir au Mali.

Les supporters des Aigles du Mali ne décolèrent pas après la piètre performance de leur équipe durant la compétition. Performance qui a entrainé l’élimination de celle-ci dès les phases de poules. Pour eux un seul responsable. Son nom : Alain Giresse. En effet, les Maliens semblent mettre sur lui tout le poids de la défaite.

S’il est toujours sous contrat, le technicien français semble ne plus être le bienvenu en terre malienne. Le président de la Fédération malienne estime que la sécurité du français n’est plus garantie, justifiant ses propos par la colère des Maliens.

Une démission qui se fait attendre

Qui dit élimination précoce, dit bien souvent démission. Celle d’Alain Giresse tarde à arriver. Un bras de fer s’est donc engagé entre l’entraineur et son employeur, la Fédération malienne de football (Femafoot). Si cette dernière estime qu’il serait mieux qu’il démissionne, Alain Giresse lui, n’a pour le moment, fait aucune déclaration dans ce sens.

Bien que son contrat court jusqu’en novembre 2017, le président de la Femafoot a clairement exprimé sa volonté de le rompre. «?Mais un contrat est fait pour être cassé lorsque les deux parties ne sont pas d’accord. Le plus simple pour nous est que Giresse démissionne?», a déclaré Boubacar Diarra, le président de l’institution.

Les supporters, un public exigeant

La pilule reste toujours difficile à avaler pour les supporters maliens. Ils ne s’attendaient pas à une élimination si tôt de la plus grande compétition de football du continent. Et à en croire les propos du président de la Fédération malienne, leurs réactions pourraient mettre en danger physique Alain Giresse s’il venait au Mali. C’est la raison pour laquelle, ce dernier lui déconseille pour le moment, d’atterrir au pays. «?En arrivant, même des bagagistes peuvent l’agresser?», a-t-il déclaré.

Des propos qui peuvent choquer ou même sembler exagérés. Et pourtant l’histoire prouve qu’au football, en réponse à l’échec, la violence n’est pas rare. Ce n’est pas Kossi Agassa qui pourra dire le contraire. En effet, la maison du gardien togolais avait été vandalisée par les supporters de son quartier. Ceci faisait suite au match Maroc-Togo, au cours duquel il avait encaissé 3 buts. D’autres, à l’instar des Gabonais, expriment leurs mécontentements en chanson. «?Aubameyang, tu me déçois. Déçu, déçu je suis tellement déçu?» a chanté un Gabonais après le penalty raté du joueur du Borussia Dortmund, empêchant l’équipe d’accéder à la demi-finale de la CAN 2012.

Le temps jouera-t-il en la faveur d’Alain Giresse ? Rien n’est moins sûr pour celui qui, deux ans auparavant quittait la tête de la sélection sénégalaise après de vives critiques de ses tactiques lors de la CAN 2015.

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