Chimamanda Ngozi et Achille Mbembe, honorés à l’Académie américaine des Arts et Sciences

Chimamanda Adichie et Achille Mbembe
Achille Mbembe et Chimamanda Ngozi Adichie crédit photo : africasacountry.com

Littérature Afrique – Créé en 1780 dans le but de « cultiver chaque art et science pouvant contribuer à faire avancer l’intérêt, l’honneur, la dignité et le bonheur d’un peuple libre, indépendant et vertueux », l’Académie américaine des Art et Sciences est une prestigieuse institution qui honore chaque année des personnalités dans le domaine de l’art et des sciences. Elle compte 4000 membres de diverses nationalités qui sont invités pendant toute l’année à participer activement à la vie de l’académie : organisation de conférences, réalisations de projets de recherche etc. Son siège est situé à Cambridge, Massachusetts.

Les lauréats, des références en littérature africaine

Pour sa 127e promotion, l’Académie a choisi parmi ses 228 lauréats d’honorer deux figures de prouesse en matière de littérature du continent africain : la nigériane Chimamanda Ngozi et le camerounais Achille Mbembe.
N’étant plus à présenter, Chimamanda Ngozi est une brillante romancière qui traite de sujets sensibles tels que la guerre du Biafra, l’immigration. Mais elle est surtout connue pour son discours sur le féminisme s’intitulant « We should all be feminists » publié en 2014 sous forme de manifeste. Celui-ci traite de la question du genre et des différences hommes femmes de la société actuelle. Elle a entre autre publié des romans tels que Half of a Yellow Sun, Americanah, Dear Ijeawele…

Né en 1957, Achille Mbembe est un éminent historien camerounais spécialisé sur les questions postcoloniales, l’histoire de l’Afrique et celle de sa politique. Intervenant au Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) à Dakar, il est également professeur à l’université de Witwatsersrand en Afrique du Sud et celle de Duke aux Etats-Unis. Parmi ses publications, on peut compter Critique de la raison nègre (2013), Afriques indociles : christianisme, pouvoir et Etat en société postcoloniale (1988).

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