Congo-Cameroun : l’axe routier Brazzaville-Yaoundé se concrétise

Paul Biya, le président du Cameroun et Denis Sassou Nguesso le président du Congo
Paul Biya, le président du Cameroun et Denis Sassou Nguesso le président du Congo | africapresse.com

En mai 2012, le Congo et le Cameroun annonçaient le lancement des travaux de la route qui reliera Brazzaville à Yaoundé, les travaux avaient aussitôt commencé à Ketta, à environ 800 kilomètres au nord-est de Brazzaville.

En fin février dernier, le secrétaire général du ministère des Travaux publics camerounais, Philémon Zo’o Zame a effectué la réception provisoire de la route Djoum-Mintom. Cette dernière est un tronçon qui s’étend sur 98 kilomètres et qui fait partie d’un total de 651 kilomètres destinés à relier Sangmélima (Sud du Cameroun) et Ouesso (Nord du Congo).

À cette occasion, il a déclaré avec fierté : «La construction de la route Djoum-Mintom réceptionnée sans aucune réserve est un réel motif de satisfaction pour l’entreprise, car le déroulement des travaux dans cette zone particulièrement accidentée et plongée en pleine forêt équatoriale avec un taux de pluviométrie élevée n’a pas été évident».

Une opportunité de développement pour la région

Le coût de ce projet visant à faciliter le transport sur l’axe Brazzaville-Yaoundé est estimé à plus de 98 milliards 617 millions?; il est financé en partie par la Banque Africaine de Développement (BAD) et les travaux sont effectués par l’entreprise chinoise Syno Hydro.

Le projet lancé comprend non seulement les travaux routiers, mais également la construction de pistes rurales et la mise en place d’actions sociales?; l’un des buts principaux de ce projet étant d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans les zones concernées par le lancement du projet.

De plus, grâce au désenclavement des zones concernées, les habitants des différentes localités pourront participer au développement de leur région.

En effet, la facilitation des déplacements entre les différentes villes permet déjà aux petits agriculteurs d’écouler leurs produits dans différents lieux, qui quelques mois plus tôt étaient encore inaccessibles.

À plus grande échelle, les gros transporteurs et les grandes entreprises pourront également circuler plus facilement, notamment pour faire parvenir les marchandises du Congo Brazzaville au port de Douala.

Cette route permettra donc d’accroître les échanges entre le Congo et le Cameroun, mais aussi de développer les échanges entre les pays de la sous-région (à long terme, le projet vise à renforcer l’intégration régionale en connectant les autoroutes du Cameroun, Congo, RDC, Gabon, Guinée équatoriale et République Centrafricaine) et par conséquent, favoriser son développement économique.

 

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