Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara nomme un vice-président et un nouveau premier ministre

La mutinerie des militaires ivoiriens a accéléré les changements attendus au sein de l’exécutif en Côte d’Ivoire. Dans un discours prononcé le 10 janvier devant les parlementaires, le président Alassane Ouattara a annoncé qu’il avait choisi Daniel Kablan Duncan pour accéder au poste de vice-président de la République nouvellement créé.

Le dauphin constitutionnel d’Alassane Ouattara

Jusqu’alors premier ministre, Daniel Kablan Duncan voit sa fidélité à Alassane Ouattara récompensée. Dans son allocution, Alassane Ouattara n’a pas tari d’éloges et de compliments sur son nouveau vice-président : « Il s’agit d’une personnalité d’expérience, un grand serviteur de l’État qui a fait la preuve de ses qualités personnelles et professionnelles à toutes les hautes fonctions qu’il a occupées, c’est un travailleur infatigable, un collaborateur loyal, un homme de dévouement, un patriote, un grand serviteur de l’État qui aime profondément notre pays ».

Devenu, vice-président de la République de Côte d’Ivoire, le natif de Ouellé dans le centre du pays, devient la 2e personnalité de l’Etat et le successeur constitutionnel d’Alassane Ouattara en cas d’empêchement. Le premier vice-président de l’histoire de la Côte d’Ivoire aura 74 ans en juin prochain.

Amadou Gon Coulibaly à la primature

Après la démission du gouvernement conduit par Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly a été nommé à la tête du nouveau gouvernement ivoirien. Membre du Rassemblement des républicains (RDR), le parti d’Alassane Ouattara, il était maire de la ville de Korhogo, dans le nord, depuis 2001. Sa première mission sera de composer un gouvernement qui tienne compte des équilibres qui fondent la nébuleuse politique qui soutient Alassane Ouattara.

Quelques heures plus tôt, Guillaume Soro, l’ancien leader de la rébellion des Forces nouvelles (FN), a rempilé au perchoir. Il dirigera l’assemblée nationale au cours des 5 dernières années.

Tous ces changements interviennent quelques jours après que des militaires se soient mutinés pour revendiquer le paiement de diverses primes, des augmentations de salaires, la dotation de logements ainsi qu’une revue du cycle de promotions au sein des corps. Suite à cette mutinerie, le chef d’état-major des armées, le commandant supérieur de la gendarmerie et le directeur général de la police ont été limogés.

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