Côte d'Ivoire : Alpha Condé plaide la cause de Laurent Gbagbo en France

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De gauche à droite Laurent Gbabo,
Alpha Condé et Francois Hollande

News Côte d’Ivoire – Lors de sa récente visite en France où il a été reçu au palais de l’Élysée par François Hollande, le président guinéen Alpha Condé a plaidé pour obtenir la libération de l’ancien chef d’état ivoirien Laurent Gbagbo, lequel se trouve toujours à la Cour Pénale Internationale (CPI).

La demande en a surpris plus d’un. Se faisant le porte-parole de plusieurs chefs d’état africains dont ceux du Niger, du Mali et du Burkina Faso, Alpha Condé a demandé au président français d’user de son influence pour faire ‘‘libérer’’ Laurent Gbagbo de la CPI.

L’ex-président ivoirien fait face à la justice pour des accusations de crime contre l’humanité. Les faits qui lui sont reprochés remontent à la crise postélectorale entre 2010 et 2011. Laurent Gbagbo est détenu par la Cour Pénale Internationale depuis plus de 5 ans.

Des arguments sérieux et un précédent de poids

Il ne s’agit là que de la dernière tentative en date d’Alpha Condé et de ses pairs de plaider la cause de Laurent Gbagbo. Le journal Le Monde rapporte que les arguments avancés par les chefs d’État susmentionnés incluent l’âge du détenu (qui est septuagénaire) et la durée des procédures qui, selon toute vraisemblance, devraient encore s’étirer pendant encore plusieurs années.

De plus, ces présidents d’Afrique de l’Ouest ne manquent jamais une occasion d’établir un parallèle entre Laurent Gbagbo et Slobodan Milosevic, cet ancien président serbe qui est mort dans une prison de La Haye après des années de détention dans le cas d’affaires similaires.

Le parlement européen à la rescousse

Les efforts des partisans de Laurent Gbagbo ne s’arrêtent pas à la demande formulée par Alpha Condé. En effet, une requête formelle pour obtenir la libération du président déchu a été déposée le 11 avril dernier par le Front Pour la Renaissance (FRA). Le groupe, composé entre autres de militants des droits de l’Homme et de féministes basés en France, compte faire pression sur l’une des organisations les plus puissantes en Europe notamment grâce à l’appui indirect de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de la France insoumise est très bien positionné dans la course à la présidentielle française dont le premier tour se tiendra à la fin du mois et n’a pas caché son scepticisme quant aux causes et au bien-fondé de la détention de Laurent Gbagbo.

Nonobstant les charges qui pèsent contre Laurent Gbagbo, les membres du FRA estiment que l’implication de la France au plus fort de la crise fait peser de graves soupçons sur son impartialité dans cette affaire.

Le président François Hollande s’est bien gardé de prendre le moindre engagement allant dans ce sens, préférant souligner l’indépendance qui entoure les procédures de la Cour Pénale Internationale.

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