Côte d'Ivoire: Des gendarmes bloquent le port d'Abidjan

La saga des contestations s’amplifie en Côte d’Ivoire. En effet, ce mercredi matin c’était au tour des gendarmes chargés de la sécurité du port d’Abidjan d’exprimer leur mécontentement. Ceux-ci réclament des primes et augmentations de salaires, et ont procédé à des tirs en l’air afin de se faire entendre. Il est important de noter que le port d’Abidjan est le poumon économique du pays et que son état de siège temporaire pourrait entrainer de graves conséquences. À la mi-journée, les tirs s’étaient calmés, le gouvernement ivoirien a annoncé sur Twitter que des négociations étaient en cours.

Négociations avec le gouvernement

Des tirs en l’air se sont aussi fait entendre au camp commando de Koumassi (troisième garnison de gendarmerie d’Abidjan) sans aucune revendication claire pour le moment. Le gouvernement ivoirien semble redoubler d’efforts pour rassurer sa population : «?la situation est alarmante, mais que les ivoiriens nous fassent confiance. Le gouvernement trouvera des solutions?» a déclaré le ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko, celui-ci a aussi expliqué l’importance de négocier dans le calme pour apaiser «?le processus de contamination des autres corps en cours?».

Des gendarmes déterminés

Pour les gendarmes du port d’Abidjan, il s’agit de revendications pour une augmentation de salaire et pour le rétablissement de primes qui auraient été supprimées depuis 2011, dont la prime de mission de 8400 FCFA par jour et la prime alimentaire de 50 000 FCFA par mois (selon un gendarme impliqué dans la protestation du port d’Abidjan)
Ceux-ci exigent la réintégration de ces primes ainsi que des paiements d’arriérés. Autant dire que la situation est complexe, car le gouvernement ivoirien semble submergé par la propagation d’un mouvement de revendications déterminé. Comment la Côte d’Ivoire s’échappera-t-elle de ce cercle vicieux

 

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