Côte d’Ivoire : le choix des énergies renouvelables pour son électrification et respecter les engagements de la COP21

Les énergies renouvelables, pour le développement de la Côte d'Ivoire - Image d'illustration.
Les énergies renouvelables, pour le développement de la Côte d’Ivoire – Image d’illustration.

Comme de nombreux pays africains, la Côte d’Ivoire a fait le choix de préserver la planète en se tournant vers les énergies renouvelables. Pour électrifier les nombreuses zones rurales, elle s’était engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, elle est à presque 5000 localités électrifiées sur 8000 localités non électrifiées. Les énergies renouvelables représentent désormais plus de 20% de l’électricité nationale bien que 80% proviennent encore du gaz naturel.

Deux autres projets sont prévus à partir de 2020, il s’agit du lancement de la centrale alimentée par les déchets de cacao et l’utilisation de l’huile de palme afin de renforcer l’électrification des zones rurales. Des choix qui renforcent l’engagement du gouvernement lors de la COP 21 à Paris.

De l’électricité provenant des énergies renouvelables

En décembre 2015, lors de la COP21 la Côte d’Ivoire s’est engagée pour la préservation du climat.  Avec huit autres pays africains, elle a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28% d’ici 2030. En cas de soutien financier extérieur, cette réduction pourrait atteindre 36%. Son engagement concernait également la limitation de la déforestation et une meilleure gestion des forêts. Elle avait donc annoncé vouloir se tourner vers les énergies renouvelables.

Le pays s’est également tourné vers un projet d’électrification de ses nombreuses zones rurales. Son but est de produire davantage d’électricité tout en réduisant de près d’un tiers ses émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement a donc lancé en 2015 son Programme National d’Electrification Rurale (PRONER) afin d’électrifier près de 500 habitants sur un réseau de 8000 localités. Bien qu’il ne reste pas assez de temps pour remplir tous ses engagements tenus pendant la COP 21, la Côte d’Ivoire est sur la bonne voie de sa transition énergétique.

Dimanche dernier, le ministre ivoirien du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies renouvelables a abordé ce sujet. « Fin 2017, nous étions à 4600 localités électrifiées sur 8000. Je pense qu’à la fin de cette année, nous allons dépasser les 5000 et nous devrions être en 2020 dans les délais impartis par le Président de la République » déclare Thierry Tanoh. Il a déclaré être satisfait des résultats de la lutte contre la fraude à l’électricité.

Les énergies renouvelables représentent 20% de l’électricité nationale suivie de l’hydroélectricité qui assure environ 19%, les autres énergies renouvelables produisent 1%. 80% provient du gaz naturel. Avec son projet de lancement d’une centrale alimentée par les déchets de cacao, la Côte d’Ivoire en tant que premier producteur de cacao trouve également de nouvelles alternatives pour le valoriser. L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) lui vient en appui pour créer une centrale de 60 à 70 MW en 2023. Le groupe Français EDF et la société ivoirienne Biokala vont utiliser l’huile de palme afin de renforcer l’électrification avec une usine opérationnelle en 2020 qui permettra de fournir près de 288 GWh par an.

 

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