Côte d’Ivoire – Le patronat ivoirien propose la suspension des nouvelles mesures fiscales

Actualité CIV (Africapostnews) – L’annexe fiscale à la loi de finances 2018 continue de faire couler de l’encre. En effet, suite à plusieurs déclarations des membres du Patronat exprimant ouvertement leur désaccord et critiquant les nouvelles mesures fiscales s’appliquant au secteur privé, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire a fait une déclaration.

Déclaration de la CGECI

« La Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) accueille avec beaucoup d’intérêt la volonté du Président de la République de rétablir la concertation entre le secteur privé et l’Autorité fiscale, sur le sujet de l’annexe fiscale à la loi de finances 2018.

Elle se félicite des instructions claires données par le Président de la République du Gouvernement à cet effet et voudrait l’en remercier.

En effet, l’application de certains articles de cette annexe fiscale causera sans nul doute de graves préjudices à certains secteurs de notre économie et en particulier aux PME.

En attendant, les résultats qui découleront de cette concertation, la Confédération propose la suspension pure et simple de l’annexe fiscale à la loi de finances 2018.

Cette suspension aura pour effet positif d’apaiser les protestations, en grand nombre, des acteurs du secteur privé et d’apaiser le climat qui prévaut entre le secteur privé et l’administration fiscale depuis la publication de l’annexe fiscale à la loi de finances 2018.

Par ailleurs, la CGECI propose le mardi 30 janvier 2018 comme date de démarrage des échanges entre la Direction Générale des Impôts et la CGECI sur les préoccupations de l’ensemble du Secteur Privé ».

Etant donné que les gains attendus en matière de recettes proviennent des nouveaux aménagements fiscaux, la demande de suppression de l’annexe fiscale risque d’entraîner un bras de fer entre le gouvernement et le Patronat.  Le budget 2018 de la Côte d’Ivoire s’élève à 6 756 milliards de FCFA et se base sur des prévisions de recettes fiscales de 3 406 milliards de FCFA.

Laisser un commentaire