Côte d’Ivoire : une saisie de 40 kilos d’Ivoire et de peaux de léopards

Côte d’Ivoire : une saisie de 40 kilos d’Ivoire et de peaux de léopards

Actualité Côte d’Ivoire – Mardi dernier, les autorités ivoiriennes ont annoncé lors d’une conférence de presse la saisie de près d’une soixantaine de kilogrammes d’ivoire et de peaux de panthères. Les deux hommes ont été interpellés à Treichville et Cocody. Ils étaient en possession de ces produits destinés à l’exportation vers les pays du Moyen-Orient et de l’Asie.

Les États africains sont souvent impuissants sur la question du trafic d’ivoire, car les chiffres en rapport avec la diminution du nombre d’éléphants sont alarmants.

Deux trafiquants arrêtés en possession de plusieurs kilos d’ivoire

Les autorités ivoiriennes ont annoncé ce mardi la saisie de près de soixante kilogrammes d’ivoire et sept peaux de panthères. C’est lors d’une interpellation de deux trafiquants au sud d’Abidjan que les policiers ont découvert le matériel. « Nos services ont procédé à l’interpellation de deux trafiquants ivoiriens, dans le quartier de Treichville, prêts à vendre des produits de faune sauvage interdits » explique le colonel Yamani Soro, directeur général des eaux et forêts. Placés en garde à vue, les deux hommes sont interrogés et attendent d’être déferrés au parquet d’Abidjan.

Cette saisie a été évaluée à près de 29.000 euros. La cellule communication de l’ONG spécialisée dans la lutte contre le trafic d’espèces protégées explique que : « Nous estimons la valeur des 40 kg d’ivoire saisis à 15.200 euros, celle des peaux de léopards à 7.600 euros et celle des objets sculptés à près de 6.000 euros ». Le commandant Salimata Koné, directrice de la faune au ministère ivoirien des Eaux et forêts confirme que « c’est une des plus grosses saisies d’ivoire réalisées ces dernières années avec celle de 2016 lorsque les douanes ivoiriennes avaient saisi 150 kilos ».

Un trafic illégal sur le continent africain destiné à l’international

Les deux trafiquants avaient en leur possession six défenses d’éléphants de plus de 40 kilogrammes, près 18 kilogrammes de 150 objets sculptés en ivoire et sept peaux de panthères. Des objets destinés à l’exportation vers la Chine pour être transformés différemment. Selon Bonaventure Adomo, le commissaire divisionnaire et directeur de l’Unité de lutte contre le trafic transnational (UCT), les objets vont servir à faire des pendentifs, des statuettes d’autruche, des bustes, des peignes et bracelets en Ivoire. L’arrestation des deux trafiquants dépend de la collaboration entre le ministère ivoirien des Eaux et forêts, de l’ONG Eagle qui lutte contre le trafic des espèces menacées et UTC.

Avec la participation d’Interpol, UTC va essayer de démanteler ce trafic qui dure depuis plusieurs années et qui prendrait son origine à l’étranger. En effet, le trafic d’ivoire est la troisième forme de commerce illégal. En termes de rentabilité, il se classe derrière le trafic de stupéfiants et d’armes. Leurs plus gros clients viennent du Moyen-Orient et de l’Asie. Selon l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN), il reste seulement 415.000 éléphants répertoriés en Afrique. Leur survie est menacée par la montée illégale du braconnage.

 

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