La Côte d'Ivoire fragilisée par une importante fronde sociale dans tout le pays

Alors que de nombreux observateurs pensaient que le climat social allait progressivement s’apaiser en Côte d’Ivoire, de nouvelles tensions sont nées aujourd’hui dans plusieurs villes du pays, à commercer par Abidjan où des gendarmes ont érigé des barricades sur l’autoroute du nord; barrages qui ont provoqué de graves troubles de la circulation sur cette voie très fréquentée.

Après les militaires et les gendarmes, les pompiers réclament des primes

Avec ce regain de tension, les fonctionnaires sont également entrés dans la danse en paralysant les activités au sein de plusieurs lycées et collèges. Par ailleurs, il est à noter que des pompiers seraient entrés en grève aujourd’hui. Selon les premières informations, pas moins de vingt pompiers auraient été arrêtés par la police aujourd’hui à la suite d’une manifestation qui a rassemblé près de 400 d’entre eux. Ces derniers se sont rassemblés ce matin devant les locaux de l’office national de la protection civile à Cocody Rivera 3.
Tout comme les militaires qui avaient transformé leur manifestation en mutinerie, les pompiers réclament également des primes. Environ 1?500 pompiers ont été formés et intégrés à la fonction publique. Malheureusement, depuis leur intégration, leurs salaires et leurs conditions de vie n’ont pas été améliorés. Plongés dans un désarroi profond, les pompiers ont été contraints eux aussi, de suivre les pas de leurs collègues de l’armée.

Le secteur de l’éducation nationale également paralysé

Abidjan s’est réveillé dans un profond climat délétère aujourd’hui. Les gendarmes et les pompiers n’ont pas été les seuls à avoir manifesté dans les rues de la capitale économique ivoirienne. En effet, les professeurs leur ont emboîté le pas. La plupart des lycées et collèges abidjanais sont restés fermés, les enseignants ayant refusé d’y donner cours.
Bouaké, située dans le nord du pays, fief de la rébellion qui avait fait vaciller le président Laurent Gbagbo, a été également frappée par cette profonde crise sociale. Daloa et le Man font également partie des villes touchées par le mouvement des professeurs.
Depuis plusieurs mois déjà, le secteur de l’éducation nationale ivoirien est secoué par de nombreuses crises et mouvements d’humeur. Au titre des revendications, les grévistes réclament des augmentations de salaire, la modification d’une réforme des retraites votée en 2012 et dont les effets se sont faits sentir en 2016 et des paiements de primes qui leur sont dues.

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