Crise sociale : «Le Gabon est techniquement en année blanche»

Plusieurs syndicats d’enseignants gabonais et ONG se sont réunis pour des déclarations communes au sujet de la crise sociale à l’éducation nationale. Pendant la rencontre, 4 déclarations ont été lues. En substance les enseignants dénoncent la suspension du principal regroupement des syndicats du secteur et interpellent l’UNESCO. Pour les syndicats, le Gabon est déjà en année blanche.

L’ultimatum lancé par les organisations syndicales sur l’éventualité d’une année blanche a pris fin aujourd’hui. Pour prendre date, les syndicalistes, soutenus par des organisations de la société civile ont convoqué la presse ce 20 mars.

«L’année scolaire n’est plus sauvable»

A chacune des déclarations, les organisations participants à la plateforme revendicative ont déploré la situation du secteur éducation au Gabon en même temps qu’elles ont dénoncé la violation des droits syndicaux. Pour ces organisations, la suspension de la Conasysed, puissante confédération syndicale, est illégale.

En conclusion de l’état des lieux de la situation, qu’elle a dressé, l’ONG Educaf a déclaré : «Nous constatons que techniquement l’année blanche est effective à compter du 20 mars 2017, que les acteurs de l’éducation ont démontré qu’ils voulaient discuter pour sortir de cette crise, mais que le Gouvernement et les partenaires internationaux par leurs mutismes se sont opposés, préférant voir le Gabon vivre une année blanche». Ainsi pour cette ONG membre de la plateforme, le gouvernement est responsable de l’enlisement de la crise dans le secteur et de l’année blanche qui se profile à l’horizon.

Abondant dans le même sens au sortir de cette rencontre le syndicaliste Marcel Libama a déclaré : «L’Année scolaire n’est plus sauvable pour tous les enfants de l’école publique, mais politiquement le gouvernement ne peut pas le dire».

Le 17 mars en conférence de presse, le porte-parole du gouvernement gabonais Alain-Claude Bilié-By-Nzé déclarait «Le gouvernement sait exactement qui finance leur mouvement». Il sous-entendait que la grève des enseignants avait des motivations politiques et suivait un calendrier fixé par l’opposition. Les syndicalistes démentent et accusent le gouvernement de faire dans la diversion.

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