Economie : pour le gouverneur de la BEAC, la dévaluation du franc CFA est irréaliste

Abbas Toli Mahamat, le gouverneur de la BEAC (à gauche) et les Chefs d’Etat de la CEMAC
Abbas Toli Mahamat, le gouverneur de la BEAC (à gauche) et les Chefs d’Etat de la CEMAC

Economie (Africapostnews) – Depuis plus de 6 mois de nombreuses rumeurs, souvent relayées sur les réseaux sociaux, annoncent la dévaluation future de franc CFA, notamment celui en circulation dans les pays de la CEMAC. L’une des rumeurs les plus rependue prédit un taux de change monétaire de 1 € = 1 300 FCFA. Le Tchadien Abbas Toli Mahamat, le gouverneur de la Banque centrale des Etats d’Afrique centrale (BEAC), n’y accorde aucun crédit.

La dévaluation du franc CFA en zone CEMAC est un « scenario irréaliste », ces mots sont ceux du gouverneur de la BEAC qui juge infondées toutes les rumeurs qui annoncent la dépréciation monétaire du franc CFA.

Il n’y aura pas de dévaluation

Alors que les 6 pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) font face à une importante crise économique qui a conduit le Fonds monétaire international (FMI) à leur apporter un appui, Abbas Toli Mahamat a expliqué que « les perspectives qui indiquent la reprise de l’activité économique dans la zone » rendent irréalistes toute dévaluation du franc CFA.

Pour rappel, les rumeurs sur la dévaluation du franc CFA en zone CEMAC avaient pris de l’ampleur après que le communiqué final des travaux du sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC du 23 décembre 2016 à Yaoundé (Cameroun) avait indiqué que les dirigeants avaient « relevés d’emblée que le renforcement de la stabilité macroéconomique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle ». Cette phrase, rendue publique après un sommet où étaient présents la Directrice générale du FMI Christine Lagarde et le ministre France de l’Économie à ce moment, Michel Sapin, avait signalé à l’opinion que l’avenir du Franc CFA avait été débattu à l’occasion de cette rencontre et que la stabilité monétaire n’était plus forcément assurée.

Depuis la fin de ce sommet, plusieurs pays de l’espace CEMAC sont rentrés sous programme du FMI qui leur accorde des prêts conditionnés à la mise en œuvre de réformes structurelles.

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