Gabon : 2 mois après la fin du dialogue, Ali Bongo hésite et les opposants ne cachent plus leur impatience

Gabon : 2 mois après la fin du dialogue, Ali Bongo hésite et les opposants ne cachent plus leur impatience

News Gabon (Africapostnews) – Le dialogue politique initié par Ali Bongo s’est achevé le 25 mai. 2 mois après la fin de ces assises qui devraient déboucher sur la mise en place d’un gouvernement d’ouverture et la nomination de certaines personnalités issues de l’opposition modérée à des postes de responsabilité, le président gabonais ne se montre pas pressé d’amorcer la reconfiguration politique tant annoncée.

Selon des sources concordantes, Ali Bongo souhaite rester maître du calendrier et n’entend pas céder aux pressions des leaders de l’opposition modérée qui le pressent de mettre en place le gouvernement et de pouvoir le poste de vice-président de la République toujours vacant.

René Ndemezo’o Obiang et Pierre-Claver Maganga Moussavou, les deux principaux leaders de l’opposition qui  ont accepté de participer au dialogue politique ne cachent pas leur impatience face à la lenteur d’Ali Bongo dans la mise en place du gouvernement et du comité de suivi des actes du dialogue. Convaincus que leur participation au dialogue sera récompensée par des postes de premier plan dans l’appareil de l’Etat pour eux-mêmes et pour leurs proches, les deux leaders, dont on dit qu’ils convoitent le poste de vice-président, souhaitent que les choses aillent vite.

Rien ne devrait bouger avant le retour d’Ali Bongo au Gabon

Ainsi, selon des informations recueillies par africapostnews.com, chaque rencontre entre ces leaders et Ali Bongo a été l’occasion pour eux de lui rappeler l’urgence de la formation d’un gouvernement d’ouverture qu’ils présentent comme une garantie du retour à l’accalmie sur le front social.

Cependant, Ali Bongo a décidé de prendre son temps. Le président gabonais ne souhaite pas se voir imposer des décisions, des nominations ou  une direction à suivre. En outre, si personne parmi ses proches ne remet en cause l’utilité du dialogue qu’il a convoqué, certains commencent à exprimer leurs inquiétudes sur la situation économique qui ne semble pas s’améliorer. D’autres, n’ont pas hésité à échanger ces dernières semaines à échanger avec des membres de la coalition pour la nouvelle République (CPNR) pour rétablir le contact avec cette frange de l’opposition proche de Jean Ping, plus populaire, plus radicale et dont la capacité de nuisance met à mal le début du second mandait d’Ali Bongo.

A Tanger (Maroc) pour ses vacances estivales, Ali Bongo se tient néanmoins informé au quotidien de l’actualité nationale où plusieurs rumeurs sur l’objet de sa présence au Royaume chérifien circulent. Si autour de Jean Ping on s’organise pour accroître la pression contre le régime, pour les opposants modérés, rien ne devrait bouger à avant le retour d’Ali Bongo au Gabon prévu dans les prochains jours.

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