Gabon : Ali Bongo et sa délégation traqués par des opposants gabonais à Paris

Ali Bongo et Emmanuel Macron
Ali Bongo et Emmanuel Macron // DR Gabonreview

Paris (Africapostnews) – C’est presque devenu une habitude. A chaque déplacement d’Ali Bongo et de son entourage en occident, des dizaines d’opposants gabonais se désignant comme ‘‘résistants’’ s’organisent pour perturber son séjour. A Paris depuis quelques heures, Ali Bongo doit affronter la colère de ses opposants qui lui reprochent d’avoir ‘‘volé’’ la victoire de son adversaire Jean Ping à la dernière élection présidentielle.

Invité par les autorités françaises à participer au One planet summit à Paris, Ali Bongo est arrivé dans la nuit de dimanche à lundi par avion spécial à l’aéroport du Bourget. Plusieurs jours avant son séjour, ses opposants en France informaient l’opinion qu’ils profiteraient de ce séjour du président gabonais pour se faire entendre.

Des dizaines de gabonais se sont retrouvés à l’aéroport du Bourget en banlieue parisienne. D’un côté des opposants venus crier des slogans hostiles contre Ali Bongo et son régime et d’autres venus marquer leur soutien. Ainsi, dans les environs de l’aéroport du Bourget se mêlaient des slogans « Ali dictateur, Ali assassin » aux « Ali président » criés par ses partisans.

« La démocratie c’est un droit et combattre la dictature c’est un devoir »

Tôt ce matin, des dizaines d’opposants ont envahi la devanture de l’hôtel Georges V, un palace parisien situé près des Champs-Elysées où Ali Bongo a ses habitudes quand il séjourne à Paris. Certains ont pénétré dans l’hôtel en demandant à rencontrer des responsables pour leur signaler qu’ils s’organisaient pour saturer le standard de l’hôtel et à manifester dans les alentours si Ali Bongo ou des membres de sa délégation y étaient reçus. Le responsable du front-office du Georges V, courtois, a dit prendre bonne note.

Vers 9h en heure locale, des slogans anti Ali Bongo et pro Jean Ping se faisaient entendre près du Georges V.

Contacté par Africapostnews sur les conditions d’accueil du président gabonais, un ministre gabonais a dit ne pas s’inquiéter outre mesure. « Le président a été invité par les autorités française, je ne doute pas qu’elles prendront toutes les dispositions pour que son séjour se déroule dans la quiétude », a-t-il déclaré.

Les « résistants » quant à eux n’en démordent pas. « Ali Bongo n’est pas notre président et on va le lui faire savoir. On ne veut plus voir des dictateurs africains dans les palaces en Europe. La démocratie c’est un droit et combattre la dictature c’est un devoir », a déclaré l’un d’eux.

Laisser un commentaire