Gabon : depuis sa cellule, l’ex député Bertrand Zibi envoie 1 million en soutien aux enseignants grévistes

L’ancien député Bertrand Zibi, soutien de Jean Ping emprisonné depuis le 31 aout 2016, a fait parvenir aux enseignants grévistes la somme de 1 million de FCFA. Cette somme qui correspond à son dernier salaire de député est une réponse à l’appel à la solidarité en faveur des 807 enseignants grévistes dont le salaire a été suspendu.

L’opposant gabonais Bertrand Zibi, détenu à la prison centrale de Libreville depuis près de 7 mois, a tenu à répondre à l’appel à la solidarité des enseignants grévistes qui réclament de meilleures conditions de travail.

Les syndicalistes touchés par cet acte symbolique

En effet, l’ancien député a envoyé son frère Mael Zibi, à l’Assemblée générale des syndicats d’enseignants qui s’est tenue ce lundi à Libreville avec la somme de 1 million FCFA, son dernier salaire de député. Le frère de Bertrand Zibi a reçu l’instruction de les remettre aux enseignants et de leur transmettre le message que l’ancien député était solidaire de leur grève et de leurs revendications.

Le don de Bertrand Zibi a été accueilli par une salve d’applaudissements tant pour le montant que pour le symbole. Des enseignants se sont dits confortés et encouragés par l’acte du détenu le plus célèbre du Gabon qu’ils n’ont pas manqué de saluer.

La popularité de Bertrand Zibi a explosé la veille de la campagne pour l’élection présidentielle. En juillet 2016, alors qu’Ali Bongo était en visite dans son district à l’occasion d’une tournée républicaine, Bertrand Zibi alors député, membre du parti au pouvoir, s’était insurgé contre le fait que 10 minutes avant sa prise de parole, des proches d’Ali Bongo avaient voulu lui imposer de lire un discours pré-écrit et convenu.

En prenant la parole, il avait prononcé un discours resté dans les mémoires où il annonça notamment sa démission du parti au pouvoir. Beaucoup avaient vu dans ce discours la plus grande humiliation subie par Ali Bongo depuis son accession à la Présidence de la République.

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