Gabon : Dialogue Bongo-Ping – l'enthousiasme de Boukoubi douché par Bilié-By-Nze

Faustin Boukoubi, Guy Nzouba, Jean Ping, Casimir Oyé Mba et Alain-Claude Bilié-By-Nze
Faustin Boukoubi, Guy Nzouba, Jean Ping, Casimir Oyé Mba et Alain-Claude Bilié-By-Nze

News Gabon – Euphorique après les déclarations de Casimir Oyé Mba et  de Guy Nzouba Ndama appelant à un dialogue entre l’opposition réunie autour de Jean Ping et Ali Bongo, Faustin Boukoubi, le secrétaire général du parti au pouvoir, avait salué cette initiative. Une position que ne partage pas Alain-Claude Bilié-By-Nze, le porte-parole du gouvernement, pour qui il n’y aura pas un autre dialogue pour permettre à cette initiative de prospérer.

Faustin Boukoubi et Alain-Claude Bilié-By-Nze ne partagent pas la même vision de la suite à donner aux appels aux dialogues entre les opposants de la Coalition pour la nouvelle République et Ali Bongo.

«Nous n’allons pas passer notre temps à dialoguer»

Le 28 mai, invité à s’exprimer sur les propositions des opposants Casimir Oyé Mba et  de Guy Nzouba Ndama sur la nécessité d’un dialogue entre les deux principales forces sociologiques du pays, Faustin Boukoubi n’avait pas caché son enthousiasme.

«Je salue cette initiative pertinente. Il serait illusoire de continuer à attendre un hypothétique plan B donc par patriotisme il serait souhaitable que M. Ping puisse donner suite aux appels de ses principaux soutiens», avait-il déclaré sur les antennes de RFI.

Pour Alain-Claude Bilié-By-Nze, pourtant membre comme Faustin Boukoubi, du parti démocratique gabonais (PDG), il n’est pas question d’organiser un autre dialogue.

«Il n’y aura pas de troisième Dialogue. Il n’y a pas de synthèse de Dialogue […] vous avez d’un côté une discussion qui a eu lieu entre acteurs d’un même camp politique, entre ce qu’on a appelé la Galaxie, mais qui, depuis longtemps a pris une autre tournure. De l’autre côté, vous avez des négociations entre majorité et opposition qui ont impliqué la société civile, les institutions, les facilitateurs. Vous n’allez pas tout de même mettre tout ceci sur le même pied d’égalité, pour demander une synthèse. Il n’y a pas de synthèse à faire», a-t-il déclaré face à la presse le 31 mai.

Pour Alain-Claude Bilié-By-Nze, son camp politique ne va pas « passer (son) temps à dialoguer».

Seule porte laissée ouverte aux opposants qui ont boudé les assises d’Agondjé, la possibilité de signer les actes d’un dialogue auxquels ils n’ont pas participé et dont ils continuent de contester le caractère «dictatorial et monarchique» de certaines décisions. Casimir Oyé Mba et  Guy Nzouba Ndama apprécieront.

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