Gabon – Elections : Menga, Moukagni et Ndemezo sont peut-être les plus grands perdants

Gabon (Africapostnews) – Au sein de la coalition autour de Jean Ping, ils étaient de fervents opposants à la réélection d’Ali Bongo Ondimba pendant la campagne des élections présidentielles de 2016. Ils se sont ensuite dédits au profit de celui qu’ils combattaient. Cette volte-face n’aura pas été du goût des populations.

La sanction a été lourde pour ces responsables politiques. Critiqués pour avoir participé au Dialogue national d’Ali Bongo, ou pour avoir intégré le gouvernement d’Issozet Ngondet, ils sont considérés comme des traitres au sein de l’opposition radicale.
Michel Menga avait été démis de ses fonctions au sein de Rassemblement Héritage et Modernité (RHM), et Jean de Dieu Moukagni Iwangou avait fait l’objet d’une plainte pour être destitué de son parti Union et Solidarité (US).

Candidats aux élections législatives, une victoire leur aurait permis de confirmer qu’ils avaient toujours une base électorale indéfectible et donc du poids sur l’échiquier politique. Des arguments qui auraient pesé en leur faveur pour que le président Ali Bongo tienne à les conserver comme alliés.
Malheureusement pour eux, ils ont été balayés dès le premier tour. Michel Menga a perdu chez lui à Cocobeach. René Ndemezo Obiang, lui, n’était pas candidat à Bitam, mais son parti n’a pas réussi à conserver ce fief historique.En décembre 2017, il avait effectué une tournée « républicaine » à Bitam pour, dit-on, reconquérir son électorat.
On est tenté de penser qu’ils ne seront plus les bienvenus ni dans l’opposition, ni dans la majorité, ni dans les prochains gouvernements. En participant à ces élections, ils auront peut-être signé leurs arrêts de mort politique. La transhumance politique semble ne plus être tolérée, les prochains y réfléchiront à deux fois.

 

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