Gabon : les enseignants menacent le gouvernement d’une année blanche

La perspective d’une année blanche dans l’enseignement public au Gabon se dessine. Ce mardi, des syndicats d’enseignants soutenus par des associations de parents d’élèves et des ONG ont donné un ultimatum au gouvernement pour engager les négociations sans quoi ils déclareront une année blanche.

La grève perlée des enseignants gabonais qui se déroule depuis plusieurs mois a connu un nouveau tournant. Les enseignants grévistes qui dénoncent le manque d’ouverture et de dialogue du gouvernement face à leurs revendications menacent désormais d’imposer au pays une année blanche. Les syndicats enseignants ont fixé au 20 mars la date limite pour l’ouverture de négociation par le gouvernement. Sans négociation engagée avant cette date, les enseignants menacent de ne plus reprendre les cours et passer en perte et profit l’année scolaire 2016-2017 dans l’enseignement public.

Suspensions de salaire et radiations

Engagés dans une grève intermittente depuis septembre 2016, les syndicats d’enseignants ont durci leur mouvement ces dernières semaines. Les cours sont désormais interrompus dans un grand nombre d’établissements publics du Gabon. En réponse à ce durcissement, le gouvernement a décidé de suspendre le paiement des salaires de 807 enseignants grévistes du primaire et du secondaire.

Pour que leur grève continue d’être suivie, les syndicats ont lancé une grande campagne de collecte de fonds pour verser un salaire aux enseignants grévistes dont le versement des salaires a été suspendu.

Craignant que la grève ne débouche sur une année blanche, des centaines d’élèves sont descendus dans les rues à travers le pays pour réclamer que le gouvernement trouve des solutions définitives aux revendications des enseignants. Certaines de ces manifestations ont été violemment réprimées et des élèves ont été blessés.

Les enseignants gabonais réclament de meilleures conditions de travail, la construction de nouveaux établissements pour réduire les effectifs pléthoriques, le paiement des vacations, l’intégration à la fonction publique de certains d’entre eux et le versement de diverses primes.

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