Gabon : Léon Paul Ngoulakia en passe de faire basculer Akiéni dans l’opposition

Léon Paul Ngoulakia
Léon Paul Ngoulakia

Akiéni (Africapostnews) – Le 2e siège de la ville d’Akiéni, capitale départementale de la Lekoni-Lekori dans le Haut-Ogooué pourrait élire son premier député issue des rang de l’opposition depuis l’avènement du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir. Léon Paul Ngoulakia, l’ancien assureur qui a dirigé le Conseil national de sécurité de 2009 à 2013, fait figure de favori sur ce siège.

Fief historique du PDG et localité dont est originaire Joséphine Kama Dabany dite Patience, Akiéni pourrait voter pour la première fois pour le candidat d’une formation politique d’opposition. Léon Paul Ngoulakia, candidat du parti Les Démocrates sur le deuxième siège, a conduit pendant plusieurs semaines une campagne alternant déplacements de proximité, causeries et meeting.

Cousin d’Ali Bongo et neveu de Patience Dabany, Léon Paul Ngoulakia qui est né dans la localité en 1958 a conservé une relation particulière avec la contrée. En aout 2016, alors que plusieurs cadres de l’opposition le pressait de retirer sa candidature à la présidentielle au profit de Jean Ping, Léon Paul Ngoulakia avait sollicité de ses pairs de pouvoir se prononcer uniquement après s’être rendu à Akiéni afin d’obtenir « l’aval des anciens ». C’est seulement après avoir effectué le déplacement et fait valider son désistement par les notables d’Akiéni qu’il ralliera officiellement Jean Ping à la tribune officiel de la place de l’indépendance de Franceville quelques jours avant l’élection présidentielle.

Pour sa première candidature à une élection législative, Léon Paul Ngoulakia se présente donc au 2e siège d’Akiéni. Il a choisi comme colistier une jeune de la localité, Roméo M’barys, ressortissant d’Oss Kama, l’un des villages les plus peuplés de la circonscription. Alors que ses relations avec Ali Bongo, son illustre cousin, sont toujours au plus bas, Léon Paul Ngoulakia semble bénéficier en plus du soutien des notables de la ville, de celui de son oncle Jean Boniface Assélé dont le parti, le Cercle des Libéraux Réformateurs (CLR), a choisi de ne pas présenter de candidats en face de lui.

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