Gabon : Limogé du gouvernement, Etienne Ngoubou se fait huer par ses anciens collaborateurs

L’éviction d’Etienne Ngoubou du gouvernement a surpris

Limogé la veille de ses fonctions de ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, Etienne Ngoubou s’est fait copieusement huer après la passation des charges qui s’est tenue ce 10 janvier 2017 entre lui et son successeur Pascal Houangni Ambourouet.

Cité dans une affaire de corruption

Les agents du ministère qui attendaient Etienne Ngoubou à la sortie du bâtiment principal de son ministère n’ont pas hésité à le conspuer et à filmer la scène. Etienne Ngoubou qui était raccompagné par son successeur s’est empressé de rejoindre son véhicule, prenant lui-même le volant.

Quelques semaines avant son éviction du gouvernement gabonais, Etienne Ngoubou était cité avec d’autres dans des affaires présumées de détournement de fonds publics. Ces accusations se sont amplifiées après les sorties médiatiques du vice-premier ministre Bruno Ben Moubamba et de Hervé Patrick Opiangah, réputé proche d’Ali Bongo. Ils dénonçaient des détournements massifs de fonds publics par des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires, tous proches du parti au pouvoir

L’éviction d’Etienne Ngoubou a donné lieu à un 3e  réaménagement en 3 mois du gouvernement gabonais conduit par Emmanuel Issozet Ngondet. Outre Etienne Ngoubou qui a été remplacé par Pascal Houangni Ambourouet, Noel Mboumba devient ministre délégué à l’économie tandis qu’Edgar Anicet Mboumbou Miyakou fait son entrée en gouvernement en qualité de ministre délégué auprès du ministre du Budget.

Comme un vent de règlement des comptes dans la majorité

Avec la sortie du gouvernement d’Etienne Ngoubou, les rumeurs de règlement de comptes au sein de la majorité présidentielle semblent prendre forme. En effet, le matin de l’éviction d’Etienne Ngoubou du gouvernement, un ancien ministre, Magloire Gambia était entendu par la direction générale de recherche de la gendarmerie dans le cadre de l’affaire présumée des détournements. Selon la presse locale, l’ancien ministre et actuel secrétaire général de la Banque des états d’Afrique centrale (BEAC), Désiré Guédon, serait également dans le viseur tout comme le directeur général du budget et des finances publiques Jean Fidèle Otandault.

Toutes ces personnalités ont en commun leur proximité avec Maixent Accrombessi, l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, nommé haut représentant personnel du chef de l’État, qui serait selon des rumeurs récurrentes malades. En tous cas, on semble assister à une redistribution des cartes dans le premier cercle d’Ali Bongo.

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