Gabon : le mariage du fils de la présidente du Sénat perturbé par la diaspora en France

Lucie Milebou (à gauche) et son mari Michel Mboussou
Lucie Milebou (à gauche) et son mari Michel Mboussou

News Gabon (Africapostnews) – Les séjours à l’étranger des personnalités gabonaises proches d’Ali Bongo se suivent et se ressemblent. Après Ali Bongo et ses collaborateurs conspués à New York, son beau-père Edouard Valentin et l’ancien ministre Andrew Crépin Gwodock hués sur la terrasse d’un café parisien, c’est au tour de Lucie Milebou la présidente du Sénat et de son mari Michel Mboussou d’affronter la colère de diaspora gabonaise à l’étranger.

Les invités de David Mboussou, le fils de Lucie Milebou et de Michel Mboussou, se souviendront pendant longtemps de la diaspora gabonaise de France qui s’est invité à la cérémonie du mariage civil de leurs hôtes.

En effet, une demi-douzaine de gabonais, haut-parleur en main, s’est massé devant la mairie où était célébré le mariage et criait des slogans hostiles au couple Mboussou-Milebou. « Mboussou, assassin », « Greta (NDLR la fille de Michel Mboussou) a tué un homme et cet homme n’aura jamais la possibilité de se marier », « Excusez-nous mais on ne se taira pas, il y a eu des centaines de morts au Gabon », criaient pêle-mêle les manifestants.

« arrêtez ça, c’est le mariage de mon fils, il n’a rien à voir »

Michel Mboussou, qui est le directeur de la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a bien tenté de s’interposer en allant affronter directement la colère des manifestants : « arrêtez ça, c’est le mariage de mon fils, il n’a rien à voir » a-t-il demandé. Ces mots, ont au contraire revigoré les manifestants qui ont crié de plus belle « Mboussou, assassin ».

Face aux slogans hostiles prononcés devant des invités visiblement étonnés, la présidente du Sénat gabonais et son mari ont été exfiltrés dans un véhicule.

Les membres de l’entourage d’Ali Bongo sont régulièrement pourchassés à l’étranger par la diaspora proche de l’opposition qui leur reproche de soutenir « un dictateur ». Le 24 mars, des membres du gouvernement gabonais avaient été coincés dans leur hôtel parisien pendant des heures par des dizaines de manifestants hostiles à la politique du régime. Quelques semaines auparavant, c’était la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mbourantsouo et son conjoint Lin Mombo, qui avaient été eux aussi conspués dans un hôtel pendant un séjour aux États-Unis. Ali Bongo a lui-même été victime des hués des gabonais de l’étranger.

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