Gabon : Mborantsouo au cœur d’une enquête en France pour blanchiment en bande organisée

Marie-Madeleine Mborantsuo
Marie-Madeleine Mborantsuo

Paris (Africapostnews) – La puissante présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise, Marie-Madeleine Mborantsouo, est au centre d’une enquête en France conduite par deux juges du parquet national financier pour des soupçons de blanchiment d’argent.

L’enquête sur l’origine des fonds qui a permis à Marie-Madeleine Mbourantsouo de se constituer un important patrimoine en France se poursuit. En 2014, Tracfin, plusieurs banques françaises alertent Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, de mouvements suspects en lien avec Marie-Madeleine Mborantsouo. Tracfin constate que d’importants retraits et dépôts en espèces sont effectués à partir de comptes au Canada, au Liban, au Luxembourg et à Monaco, supposés appartenir à Marie-Madeleine Mborantsuo.

En décembre 2017, Marie-Madeleine Mborantsuo a été interrogée par l’Office central de répression de la grande criminalité financière, un département de la police nationale française, qui depuis 2014, enquêtent sur son patrimoine financier en France. Selon la presse française, le parquet financier s’intéresse également au patrimoine immobilier de la magistrate, propriétaire d’appartements en France, en Afrique du Sud et aux États-Unis. Une saisie de 100 000 euros en espèces aurait été effectuée dans ses appartements à Versailles.

Depuis l’interrogatoire de Marie-Madeleine Mbourantsouo par la police française, les investigations à son encontre se poursuivent. Deux magistrats français du parquet national financier, Charlotte Bilger et Claire Thépaut conduisent les investigations dans le cadre de l’information judiciaire pour « détournements, soustraction de fonds publics et blanchiment en bande organisée ».

Habituée des séjours en France, Marie-Madeleine Mborantsouo, risque gros. Cette catholique qui fréquente assidument le sanctuaire de Lourdes n’avait pas hésité à demander une messe d’action de grâce après la proclamation de la victoire contestée d’Ali Bongo en 2016 est honnie par une frange importante de la population gabonaise qui la dépeint comme « la pierre angulaire du dispositif de fraude électorale du parti au pouvoir ».

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