Gabon : plus de 25.000 demandes de titres fonciers non traitées à l’ANUTTC

Gabon : plus de 25.000 demandes de titres fonciers non traitées à l’ANUTTC
Une vue aérienne de Libreville au Gabon. © ©Bajan28/creativeCommons

Africapostnews (Libreville) – créée à l’initiative du président gabonais Ali Bongo pour fluidifier le traitement des demandes de titres de propriété, l’Agence nationale de travaux topographique et du cadastre (ANUTTC) semble avoir échoué.

À fin juin 2018, l’agence cumulait plus de 25.000 demandes non instruites de titres fonciers et de régularisation foncière. Le manque d’efficacité de cette agence gouvernementale, qui devait délivrer des titres fonciers en moins de 6 mois, emmène certains observateurs à s’interroger sur son utilité quand d’autres demandent sa suppression pure et simple.

Absence de délivrance de titre foncier en flux tendu, corruption à toutes les étapes de la procédure, délais de traitement des demandes supérieurs à 5 ans, utilisation du matériel de l’état pour des levés topographiques par des sociétés privées dont les promoteurs sont les agents de l’ANUTTC, etc. L’agence spécialisée de l’État gabonais est de plus en plus décriée dans l’opinion. En effet, depuis sa création elle n’a produit aucun résultat attendu.

L’ANUTCC, l’autre échec de la politique de l’habitat

En prenant ses fonctions, il y a quelques mois en qualité de ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Michel Menga, un transfuge de l’opposition, a demandé un état des lieux des traitements de demandes régularisations foncières. Les responsables de l’ANUTTC lui ont alors indiqué que plus de 25.000 demandes de titres fonciers étaient en attente d’instruction par leurs services. Ce nombre tend à s’accroitre significativement année après année en raison de la lenteur de l’instruction des services de l’agence.

Selon plusieurs sources, Michel Menga aurait alors donné des instructions aux responsables de l’ANUTTC pour fluidifier dans les plus brefs délais le traitement des demandes de régularisations foncières et des titres fonciers des usagers. Près de 3 mois plus tard, rien n’a changé à l’ANUTTC. Michel Menga qui est candidat pour un poste de député n’est plus aussi intransigeant qu’il l’était sur ce dossier. En attendant, des milliers de Gabonais impuissants continuent de demeurer dans l’insécurité foncière amplifier par les échecs successifs des politiques de l’habitat.

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