Gabon : René Ndemezo’o participera au dialogue national avec ou sans la libération des prisonniers politiques

Gabon : René Ndemezo’o participera au dialogue national avec ou sans la libération des prisonniers politiques

ACTU GABON – Le dialogue politique voulu par le président gabonais Ali Bongo Ondimba va s’ouvrir ce 28 mars. Les opposants qui ont accepté d’y participer avaient fait de la libération des prisonniers politiques, notamment de l’ancien député Bertrand Zibi, un préalable. Ils ne l’ont pas obtenu, mais ils comptent bien prendre part à cette concertation.

René Ndemezo’o Obiang en avait fait un préalable. Face à la presse, le leader du parti Démocratie Nouvelle (DN) avait répété qu’il ne prendrait pas part au dialogue politique initié par Ali Bongo Ondimba si les détenus politiques n’étaient pas libérés.

Ni libération des prisonniers politiques ni commission d’enquête

À la veille de l’ouverture de cette concertation nationale, ni l’ancien député Bertrand Zibi, ni l’activiste Landry Amiang, ni l’informaticien ivoirien Yéo Sihifowa considérés par l’opposition comme des détenus politiques n’ont été libérés. Cependant, pour les responsables de Démocratie Nouvelle (DN), la détention de ces personnalités ne constitue plus un obstacle à leur participation au dialogue national.

Quelques semaines auparavant sur les antennes de la chaine de télévision Africa24, René Ndemezo’o Obiang indiquait qu’il avait conditionné sa participation au dialogue national à la réalisation de quelques gestes d’apaisement de la part du gouvernement.

«Nous avons posé un certain nombre de conditions pour que le dialogue puisse avoir lieu effectivement : […] la libération de toutes les personnes qui ont été arrêtées à la suite des violences postélectorales, la sécurisation des personnes qui vont prendre part au dialogue […], une commission d’enquête qui fasse ressortir clairement les responsabilités lors des violences postélectorales» avait confié René Ndemezo’o lors d’une interview en février dernier.

À 24h de l’ouverture du dialogue nationale, aucun des préalables posés par René Ndemezo’o et les opposants qui l’ont rejoint dans sa démarche n’a été pris en compte en dehors de la sécurisation des participants au dialogue. En effet, la mise en place d’une commission d’enquête pour établir les responsabilités lors de la répression postélectorale semble n’avoir jamais été à l’ordre du jour, tout comme la libération des prisonniers précités.

Pas de médiation internationale

Autre préalable posé par René Ndemezo’o Obiang, l’organisation d’un dialogue politique sous l’égide d’un facilitateur international. Le président du parti Démocratie nouvelle (DN) indiquait que sa formation politique faisait de la nomination d’un médiateur international une exigence.

«Nous exigeons qu’il y ait une médiation internationale. Pour nous cette médiation peut être assurée par une haute personnalité africaine […] pour que nous puissions mettre sur la table la constitution gabonaise» déclarait-il.

Comme pour la libération des prisonniers politiques, il semble que l’exigence d’une médiation internationale n’ait pas été retenue. Ainsi René Ndemezo’o Obiang qui expliquait à l’opinion que son choix de participer au dialogue était plus efficace pour obtenir des avancées semble avoir un peu de mal à les obtenir.

Le dialogue national inclusif débutera le 28 mars au stade de l’amitié d’Agondjé dans la banlieue nord de Libreville. Environ 2200 structures politiques et associatives se sont inscrites pour y participer. Les travaux devraient durer 1 mois.

  1. […] bien implantés dans cette province. A l’issue du dialogue politique d’Agondjé auquel il a participé pour disait-il, faire libérer les prisonniers politiques, René Ndémézo’o Obiang a été nommé à la tête du Conseil économique social et […]

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