Gambie : 169 migrants gambiens de retour sur leur terre natale

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Actualité Gambie — cent soixante-neuf migrants gambiens sont rentrés chez eux mardi, grâce aux efforts du gouvernement et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces derniers dans leur tumultueux voyage vers l’Europe furent malheureusement bloqués en Libye.

Elles sont légion, ces histoires d’hommes et de femmes désireux de quitter leur terre natale pour aller vers d’autres cieux selon eux plus cléments. En Gambie, ils sont des milliers à avoir tenté, ou tentent toujours désespérément leur chance pour atteindre l’Europe à bord de bateaux de pêche ou de frêles embarcations. Voyageant dans des conditions quasi inhumaines, ces derniers effectuent la traversée depuis la Gambie vers les îles Canaries, territoire espagnol considéré comme « plus facile d’accès ».

Dans la majorité des cas, le voyage ne se passe pas comme prévu. Certains meurent en cours de route, d’autres se retrouvent coincés en Afrique du Nord dans des centres de détention et parmi eux les plus chanceux sont rapatriés vers la Gambie.

169 d’entre eux ont pu mardi, voir à nouveau leur terre natale la Gambie après être restés des mois dans des centres de détention à Tripoli, en Libye. Ce retour fut possible grâce à l’aide de l’Organisation internationale des migrations (OIM) et le gouvernement gambien ont aidé à les libérer des centres de détention à Tripoli et ailleurs. Parmi la douzaine de migrants gambiens rapatriés, une majorité était partie depuis plus d’un an.

Selon eux c’est un soulagement d’être à la maison après le traumatisme de la traversée. Toutefois, ils ne sont pas sûrs de ce que l’avenir leur réserve en Gambie ni de ce qu’ils feront maintenant sans compétences et dans un pays avec peu d’emploi.

3 000 migrants gambiens arrêtés en Libye.

Jusqu’à présent, l’on recense plus de 3 000 migrants gambiens souhaitant se rendre en Europe par la mer, arrêtés en Libye.

Par ailleurs, l’année dernière, plus de 2 000 migrants gambiens ont été expulsés de Libye, et plus de 1 000 ont demandé leur propre expulsion vers leur pays d’origine en raison du conflit civil en Libye.

Les gouvernements européens luttent toutefois pour trouver une réponse à la circulation des migrants sur la Méditerranée en provenance de Libye et aux conditions épouvantables dans les camps de détention dirigés par des trafiquants ou le gouvernement libyen.

 
 

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