Gambie : une vingtaine de Chefs d’État attendus pour la fête nationale

Macky Sall et Adama Barrow

La Gambie célèbrera ce 18 février le 52e anniversaire de son accession à l’indépendance. Pour marquer l’événement, le nouveau président, Adama Barrow a convié une vingtaine de Chefs d’État et de gouvernements, appartenant principalement à l’espace Cédéao.

Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire ou Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso ont tous répondu favorablement à l’invitation d’Adama Barrow, président de la Gambie. Avec eux une vingtaine d’autres dirigeants de pays africains assisteront à la première fête de nationale gambienne sans Yahya Jammeh qui a dirigé le pays pendant plus de 22 ans.

Opération ville propre à Banjul

Pour ce 52e anniversaire, le président sénégalais, Macky Sall, sera l’invité d’honneur. Le nouveau dirigeant gambien Adama Barrow, qui a prêté serment le 19 janvier dernier dans des conditions particulières (il a prêté serment à l’ambassade de Gambie au Sénégal) souhaite profiter de cette occasion pour remercier les chefs d’État qui se sont impliqués dans la crise politique qui a secoué son pays. En effet, il a fallu une longue médiation de la Cédéao et les menaces d’une intervention militaire pour que Yahya Jammeh accepte enfin de céder le pouvoir au vainqueur de la présidentielle.

Pour que Banjul se montre sous son meilleur jour à l’arrivée de ses hôtes de marque, les nouvelles autorités gambiennes ont lancé une vaste opération ville-propre dans la commune. À l’aéroport de Banjul, les avions de l’ancien président Yahya Jammeh ont été déplacés. Les principales artères de la capitale ont été pavoisées. Le stade de la ville également. C’est dans cette enceinte que se dérouleront les manifestations. Cependant, les capacités d’accueil du stade sont limitées à 20 000 places. Des écrans géants ont donc été installés à travers la ville pour assurer la retransmission de l’événement aux populations.

Ce 17 février, veille des manifestations, plusieurs délégations étaient déjà présentes à Banjul. Les populations gambiennes, qui ont voté pour l’alternance au sommet de l’État en décembre 2016, sont encore dans l’euphorie du départ de Yahya Jammeh que beaucoup n’imaginaient pas quelques semaines auparavant.

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