Ghana : le président Nana Akufo affirme qu’il n’y aura aucune base militaire américaine dans le pays

Nana Akufo Addo, le président du Ghana
Nana Akufo Addo, le président du Ghana

(APN) – Le président ghanéen a tenté de rassurer après des manifestations mettant en cause un accord de défense. Il a affirmé à la télévision qu’aucune base militaire ne sera installée au Ghana contrairement aux dires de certains manifestants.

Le gouvernement ghanéen conclut ce 23 mars un accord de défense avec les États-Unis. L’arrangement entre les deux états n’est pas bien reçu par l’opposition ghanéenne qui le dénonce. Selon elle, la souveraineté du pays est remise en cause. Le 28 mars donc, des centaines de manifestants portant des vêtements aux couleurs de l’opposition sont descendus dans la rue.

Plusieurs pancartes fustigent l’action du gouvernement et du président de la République le 28 mars. Certaines accusent le président ghanéen de « vendre le Ghana » tandis que d’autres parlent d’un gouvernement « incompétent ». Là où tous les manifestants s’accordent, c’est qu’ils s’opposent farouchement à l’accord car cela ne « favoriserait pas » le peuple, selon une déclaration d’un manifestant à l’AFP. L’ancien président John Mahama rejoint le mouvement sur Twitter pour « manifester son opposition à l’accord militaire ».

Nana Akufo dément les allégations

Au cœur de la polémique, le président ghanéen se présente ce jeudi 5 avril à la télévision nationale. Dans son discours, il affirme que les deux états ont renouvelé un accord de coopération. Cependant, en aucun cas le Ghana n’offrira de base militaire aux États-Unis, tant s’en faut. Il a ajouté que le pays de l’Oncle Sam n’a jamais fait une telle demande et n’en fera jamais.

« Je respecte la mémoire des patriotes, dont les sacrifices nous ont apporté notre indépendance et notre liberté » a indiqué Nana Akufo assurant qu’il n’est pas le président qui fera des concessions sur la souveraineté de son pays.

L’ambassade des États-Unis de son côté donne des précisions sur l’accord reconduit par les deux pays. Il s’agit d’un investissement de 20 millions de dollars pour la formation et l’équipement des forces armées ghanéennes. Des exercices conjoints sont prévus en 2018 et nécessitera l’accès des participants américains aux bases ghanéennes.

De ce fait, Nana Akufo-Addo a tenu à rappeler les difficultés à maintenir la paix dans cette zone de l’Afrique de l’Ouest. Tous les voisins du Ghana ont expérimenté ces dernières années des violences liées à des groupes islamistes.

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